25 Jan

J’ai l’impression que ma vie ressemble parfois aux ventres tendus et remplis de ces hommes d’affaires qui dînent au restaurant. Remplis mais qui finiront par le tuer.

Mais alors, pourquoi attendre? Il suffirait de la prise de conscience ultime : la mort d’un proche.
« On peut partir si vite. Tout peut se terminer demain. Il faut vivre maintenant »
J’entends résonner en moi des phrases à la portée sémantique des politiques du XXIe siècle.
Des promesses absorbées par un immense papier buvard : MAIS.

9 Dec

Et, comme si je parlais à ton adolescence
Je me refuse à te laisser sortir de moi
À me laisser m’enfuir de toi.
Je ne voudrais pas qu’il t’arrive quelque chose
D’autre que moi.

8 Dec

365 jours d’absence
Prendre le silence dans ses bras et le serrer si fort
À en exploser les atomes.
Je serre tellement fort.
Je me suis levée ce matin.
Tu es partie une deuxième fois.
365 jours d’absence
C’est un poumon à moitié vide
Qui essaie de revenir à lui

23 Nov

Je suis comme celles-là. Celles que l’on aime habillée. Celles que l’on n’aime pas abîmées.
Je n’ai pas du rouge plaqué sur les lèvres qui ne sont pas entr’ouvertes sensuellement comme une couverture de magazine.
Je n’ai pas de photos de moi dans une robe qui dévoilerai mes jambes et mes seins un peu trop. Je n’ai pas les cheveux qui se perdent sur les épaules et je ne sais pas faire de mouvement lubrifiants pour les yeux de ceux qui aiment ça.
Ce n’est pas que je n’aime pas ça. C’est que je ne sens pas cette légitimité. Ce pouvoir.
Mais lorsque je regarde, je ressens cette femme au fond de moi.
Cette femme imagine qu’on la regarde comme ces autres sont regardées. À ne plus penser à rien. À ne plus pouvoir détacher les yeux.
Je voudrais savoir comment être le philtre.
Je voudrais être ces femmes, même habillée. Même nue. Même en train de dormir.

23 Nov

C’est long un an.
J’ai eu le temps de casser mes lunettes. Je crois que j’ai voulu arrêter de voir que tu n’étais plus là.

19 Nov

Elle s’élance vers toi. Fulgurante. Primitive. Elle te plaque sur le mur et tu vois ta vie défiler.
Cette place te semble la plus belle qui soit.
La place du passager.
Celui qui meurt en premier.

17 Nov

Fais-moi la peau dans la petite mort convoitée par les affamés d’exister

10 Nov

Pour que tu viennes m’enlever à ma réalité. Me sauver. Pour que je sois, au fond de tes yeux, plus précieuse qu’une vie après la mort. Plus indispensable qu’une paire de poumons.
Que je sois figée dans ta mémoire à te retourner sans cesse.  Être ton Orphisme.

2 Nov

Tu as posé ta tête sur mon corps. L’effervescence de ce simple geste, idéal. La puissance décuplée. Tu as traversé les couches de l’épiderme jusqu’à l’épicentre. Tremblements de ma terre. Le chaos dans un calme retentissant. J’ai le souffle qui éructe. J’inspire. Ça ne semble jamais vouloir en finir de me faire du bien.
Ta voix me dit que tu es bien. Je ne peux rien faire d’autre que de continuer cette inspiration exponentielle. J’ai l’impression de trier l’air qui m’entoure pour ne prendre que l’oxygène. Celui que tu viens de donner à ma peau, en lui parlant si près. La chaleur de tes paroles qui coule, lentement sur la chair.
Ma main te prend dans ses bras. Le visage s’appuie davantage. Je m’écroule dans ce plaisir qui te ressemble. Je souris. Nuls doutes que tu entends le capharnaüm dans la cathédrale thoracique. Le silence et le bruissement des fanfares d’un seul cœur.
Il passe à travers toi. Il est encore plus beau. Grandiloquent. Majestueux dans sa religieuse existence.
Tu transformes le moindre de mes soupirs en grandiose.
J’ouvre les yeux.
Un seul être vous manque et tout est fantasmé.

2 Nov

Serre moi au plus profond de toi même.
Presse-moi comme un de ces vieux tubes de dentifrice. Qu’il ne reste plus rien.

Catégories

Méta

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.