9 Oct

Les constellations laiteuses
Réfugiées dans un regard.
L’imperfection accouche de la beauté
La perfection avorte.

C’est moi que tu regardes
Dans les veines, c’est de l’Or.
Je sens chaque morceau de peau
Se gorger de richesse intérieure.
Lumineux.
Les draps défaits.
Les cheveux, projetés sur la blancheur encore endormie du lit conjugal.

Combien tu m’aimes.
Achète mon silence.
À quoi tu penses
À toi bien sûr.

Le jour
Un ciel sans étoiles
L’azur emmêlé aux écoulements célestes
Il pleut.

Combien de corps regarderas tu passer sans les toucher.
Combien de fois par semaine vas tu me faire l’amour.
Combien de surnoms, de verres de vins, de regards accrochés.
Combien de temps.
Est-ce que l’on peut transformer le sable en roche.
Figer les sabliers.
Respirer. Souffler.
Combien tu m’aimes.
Tu m’as dit que j’avais de la valeur, je veux savoir laquelle.
Tout a un prix.
Je t’aime
Les mots ont perdu leur sens.

Les draps sont dégeulasses, salis des larmes que tu fais couler
Pour les embrasser après
Il fait nuit.
J’ai regardé le lit, lisse, sans plis. Le côté presque pas défait. Le silence de ces places où tu n’es pas.
Parfois j’aventure mes bras dans l’Antre glacée de ce côté du lit.
J’essaie d’y perforer la peau, mais elle n’existe pas.

Quel était ce parfum, celui de ta peau.
Celui que je ne peux trouver dans aucun autre lieu.
Celui qui ne s’achète pas.

Celui dont on se sèvre sans patch, sans aiguilles dans le corps, sans méditation.
Tu as rendu l’art de respirer tellement banal.

Je me suis fait l’amour entre les draps, pour réchauffer ta place. Les yeux fermés. La gueule ouverte, avide d’avaler la salive avortée de tes lèvres si évidentes.
Je me mords la lèvre inférieure.
Je me prends de haut quand tu ne me prends pas tout court.

Je revois le travers de ton regard glisser sur moi.
Je revois les gestes absents.

Le mécanisme de ton corps qui ne me salive plus vraiment.
L’embryon d’indifférence, déjà bourré de stupéfiants.
Combien tu m’aimes.

Je t’avais parlé des blessures.
Tu avais dit, je les embrasserais, parce qu’au début on dit tous ça.
Mais, mon amour,
Les princesse embrassent t-elles vraiment les crapauds?

Tu veux la passion, les yeux qui dégueulent de te regarder, la voix qui supplie l’Amour, la passion. Encore ta peau, ta bouche, tes mots, ton parfum. Non jamais, jamais vivre loin de toi.
Mais que les blessures restent aussi mythiques que l’Atlantide s’il te plait. Existantes sans se manifester.
Ça a bien plus de gueule ma Gueule n’est-ce pas?

Et puis il y aura demain. Demain où tu auras vu la croix. Le bagage. Le quai de gare que je porte derrière moi.
Demain tu commenceras à te taire. Demain tu ouvriras les yeux sur les champs des possibles autres corps aimables, agréables, baisables.

Me laissant avec mes colliers de belles paroles sur le bord d’un trottoir en train de faire la pute pour un peu d’amour. S’il vous plaît.
Un regard.

S’il vous plait.

Un regard qui ne se détourne pas au premier clignement.
Un regard fort. Sincère. Prêt.

Un regard qui traverserait le monde pour toi.
Un regard qui ne supporterai pas de regarder ailleurs, parce que ce ne serait plus te regarder.

Parce que soyons sincères.
«Une seconde sans te regarder, ce serait perdre mon temps».

 

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3 Oct
C’est regarder les autres et se mettre à courir vers toi. Parce que si tu n’es pas là, bien sûr que je peux vivre, mais je ne le veux pas.
C’est se casser la gueule d’aimer trop fort mais de ne pas savoir comment faire autrement.
Si je te donne mon coeur tu devras y mettre les deux mains, mais il ne se débattra pas.
C’est parfois gueuler un peu trop fort pour que tu me fasses taire en m’embrassant.
C’est attendre que tu me donnes un surnom idiot au téléphone en décrochant alors que je suis en colère.
C’est ne pas pouvoir s’empêcher de se tenir la main quel que soit le lieu où nous nous trouvons, quitte à renverser les couteaux par terre.
C’est me lever de ma chaise au milieu des autres pour venir t’embrasser même si personne ne le fait.
Justemment parce que personne ne le fait.
C’est te donner ce que personne ne t’a donné.
C’est trouver un papier rose dans mon armoire avec une déclaration d’amour quand je ne m’y attendais pas.
C’est être un peu triste de voir les fleurs faner. Les première que tu m’as offertes.
C’est aimer la gout de ta voix qui me dit qu’elle m’aime alors que nous transpirons.
C’est le «tu vas où» alors qu’il est trois heures du  matin et que j’essaie de sortir du lit. Comme si j’allais prendre le prochain avion pour Paris et ne jamais revenir.
C’est le rire complice des dessins au feutre que l’on accroche et dont on ne se souvient pas le lendemain matin.
C’est savoir dire «je me suis emportée».
C’est prendre des billets d’avion pour le monde avec toi.
C’est vouloir traverser la ville pour te rejoindre au milieu de la nuit.
C’est parfois devoir partir pour laisser respirer.
Mais c’est cesser de respirer si tu n’es plus là.
C’est ton accent anglais quand tu parles français
Et ton accent anglais quand tu parles anglais.
C’est moi, qui me rhabille un peu moins vite parfois.
Ce sont mes mains. La peau. Le contact. Cette chimie qui ne ment jamais.
C’est avoir peur quand nous ne nous comprenons pas.
C’est vouloir m’améliorer tous les jours de ma vie.
C’est ne pas boire toute une soirée pour prendre la voiture et venir chez toi.
C’est dire je m’excuse.
C’est attendre que tu reviennes en faisant comme si je n’étais pas impatiente.
C’est espérer que tu vois bien que je suis impatiente.
C’est être maladroite, mais tellement t’aimer.
C’est essayer de traduire les chansons qui, portées par ta voix, me filent la chair de poule.
C’est attendre que tu m’invites à t’écouter jouer le piano et chanter.
C’est the house of the rising sun qui avec ta voix me brûle la peau.
C’est t’envoyer des musiques et attendre ton :«je n’aime pas».
C’est en sourire.
C’est te dire encore une fois que mon amour n’est pas le CAC 40.
Quoi qu’il arrive, il reste stable.
C’est ta peur qui rencontre la mienne.
Et notre volonté si fort de la transformer quelque chose de beau.
C’est ce que moi je vois.
Et toi?
2 Oct

Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis,
Pourtant toi tu l’attends encore.
Peut-être que tu es con.
Peut-être que tu n’as pas d’avis.
Les lanternes que l’on lance vers le ciel
Presque comme des pierres que l’on veut faire ricocher sur le bord de l’eau.
Des lanternes qui ricochent sur l’air.
Un vœu, vite, pour ne pas laisser passer sa chance
D’envoyer de la lumière dans l’obscurité,
De balancer au monde ses aspirations.

Moi d’abord.
Exauce-moi.
S’il te plaît.

Les gens se tirent dessus.
Aujourd’hui les balles ne sont plus celles des cours d’école.
On exécute la foule,
On exécute les rêves
Faute de réaliser les siens.
Tu regardes ta montre. Il est déjà onze heures.
Les bombes s’entrelacent au milieu des concerts
Les armes se faufilent entre les harmonies.
Tu enlèves ta montre. Le temps n’est plus vraiment une unité de mesure.
Demain, c’est courir après sa parallèle.
C’est vouloir être plus beau que son reflet dans le miroir.
Au milieu de ce nouveau monde, on ne découvre plus les océans
Les rivières sont moins douces
Les gifles font des ricochets sur les visages des femmes silencieuses.
Des gosses font le vœu de sauver leur famille.
Les lanternes sont défigurées par les ouragans.

Tu as un peu froid.
Combien tu m’aimes ?
A-t-on le temps?
Pourquoi pas.
C’est pas le moment.
On verra bien.

Dans un universel prequ’aveuglé par la douleur de la terre qu’il foule,
C’est parier sur l’obscurité pour enfanter la lumière..
Tu le sais pourtant, à regarder ce qui se passe aujourd’hui
Les immaculées conceptions ne donnent pas la vie, elles la reprennent.
Alors tu te regardes encore une fois dans le miroir,
Et tu enfantes toi-même d’un sourire.
Juste pour la beauté du geste.

28 Sep
Dans les chambres d’hôtel, la vue depuis les fenêtres est toujours plus belle.
L’air qui s’empare des poumons colle à la peau.
La vue du deuxième étage comme un doigt de déshonneur aux meurtrières de ton appartement.
Loin, logé dans tes sourires qui puent les congés payés, tu attends
Demain, comme un après-demain qui se procrastine à l’avance,
Accroc aux aiguilles défigurant le temps.
Le yeux rivés sur les poignets.
Tu attends l’étincelle, jetant des pièces dans des fontaines d’essence,
Ça ne prend pas.
Mais je ne t’apprends rien.
Quel que soit le besoin d’être miraculé,

Tous les chemins mènent à la liberté.

27 Sep

Et je voyais le monde qui s’écroulait, les promesses de guerre, de doutes, de terreur. Je voulais ne plus rien entendre que le seul battement qui ne fait pas de mal. Son coeur, profanant mon envie de vivre pour en faire un besoin.
Le temps, un anachronisme.

Au milieu des nucléaires, des cris et des perditions dans les océans, courir.
Courir pour retourner vivre.
Courir pour avoir le souffle coupé.
Mais je n’ai plus besoin de courir pour ça.
Traverser les villes, toucher la pierre, étreindre les architectures de toutes les mappemondes.

Goûter les saveurs de vivre où qu’elles se trouvent.
Le temps, un allié.
Se parfumer aux silences des églises.
Respirer plus fort pour inspirer l’histoire.
Écrire un peu la nôtre.
Le doigt sur les cartes de notre monde : où veux tu aller aujourd’hui?

Elle prononçait le nom des ville avec sérieux, comme pour en percevoir le sens caché.
Les ailleurs prennent vie dans les yeux des révoltés tranquilles.
Les assoiffés non pas de comprendre, mais de contempler.
– Et demain? Lui ai-je demandé. – Demain, ce sera comme aujourd’hui.

Le temps, cet aujourd’hui oublié pour des demains qui n’existeront pas.
– Le temps aujourd’hui, c’est toi
Elle m’a souri, et j’ai compris que demain n’existait plus que dans ma mémoire. J’en avais fini de courir après le monde pour qu’il m’attende, me trouve, m’aime et m’indiscipline.
Je pouvais enfin juste me taire, et le regarder devant moi.

20 Sep

Je ne peux pas te sauver

La phrase je la connaissais bien, je la connais par coeur, comme un gosse qui se répète depuis le début un alphabet, une formule de mathématiques.
Et pourtant, chaque jour j’essaie, tant bien que mal, de recoller les morceaux à l’intérieur. Mais comment faire lorsque l’on sait qu’au moindre sursaut de terreur, la personne en face de vous va fuir.

Quand vous savez que vous ne pouvez faire que cela. Faire fuir les gens parce que vous n’arrivez pas encore à être libre de vous-même.
Comment dire je t’aime à quelqu’un qui regardera vos larmes mais qui ne pourra pas vous aider à les ramasser?

Je me sens malformée. Depuis toujours.
Elles partiront toutes. À cause de moi. À cause de ces instants où tout bascule.

Pourtant, quand je regarde autour de moi, je vois que je vais mieux. Mais personne ne le remarque vraiment. Je n’ai pas le droit à l’erreur.
Comment donner son coeur quand je sais déjà qu’une fois nu, il repousserait la terre entière.
Arrêtez de me dire que cela n’est pas possible, que personne ne peut, un instant, quelques minutes, vous prendre au fond de sa main pour vous caresser l’âme et la remettre à sa place.
Même si c’est difficile, c’est le sentiment de pouvoir compter sur quelqu’un. De pouvoir regarder dans les yeux d’une seule personne et de savoir, non pas qu’elle va prendre tout notre malheur sur ses épaules, mais que dans ces quelques moments de doute, de peur, elle sera là. Elle déplacera les montagnes pour libérer l’horizon.

Car les pensées irraisonnés des abandonnistes ou de n’importe quel nom que tu veux lui donner ont besoin de la raison de cet autre qui viendra enlever ce filtre qui déforme tout autour d’eux. La montagne est trop lourde et la fonte des neige trop lente. Sans soleil, rien n’est possible.

18 Sep

Connaître quelqu’un, de cette manière, c’est ne plus avoir besoin de parler. C’est sourire avant le trait d’humour que je sais que tu vas faire. Je souris et, pour le plaisir, tu me demandes pourquoi je souris, car tu le sais très bien.
– Je me sens bien.
Lorsque l’on est confronté à l’autre partie de soi-même il n’y a rien d’autre à dire.
Dans ce «je suis bien», tu y entends le bruit de cette chambre d’hôtel et toutes celles qui les ont précédées. Le son des couverts des restaurants que nous découvrons.
La délicatesse des saveurs de nos bouches à peines dissimulées lorsqu’elles se rencontrent.
C’est te regarder marcher devant moi et me perdre dans mes pensées, à me souvenir que je ne pourrai voir personne d’autre marcher devant moi.
C’est ne plus avoir peur mais continuer d’être deux enfants parfois adultes, qui veulent découvrir le sens de la vie et qui la bouffent jusqu’à n’en plus pouvoir.
C’est sourire à en oublier qu’un jour, on a été incomplet.

13 Sep

Je regardais les autres
Je voudrais ne pas les voir, si tu savais.
Les projets, les doigts miniatures qui s’accrochent à ton pouce qui ne réalise pas encore

Les avions que l’on prend
Les regards qui veulent dire que l’on a plus à s’inquiéter
Faire tourner les mappemondes
S’accrocher des bagues au doigt

S’endormir. Des rituels. Des habitudes.
S’époumoner parce que l’on s’aime
Ne pas douter. Ne plus douter jamais.

Être à la hauteur.
Toujours.
Devenir indispensable mais jamais imbuvable.
Être le tu de toutes les phrases de la maison.
Le je est devenu la première personne, peu singulier.
Tu crois qu’il faut marcher longtemps? Je cours depuis des années après cet unique but.
Mais il finit par lever le voile sur les défauts, les carences, les vices et l’habitude.
Est-ce que je suis cela. Est-ce que le miroir des autres est un sérum de vérité. D’autres yeux lucides pour extorquer la vérité que l’on ne voit même plus?
Je cours, à court de moi-même.

Il y a tellement de banc à Montréal.
C’est peut être pour ça qu’ici les gens aiment bien s’asseoir.

Il y a tellement de péages en France
C’est peut être pour ça que l’on est souvent prêt à payer le prix pour rouler plus vite.

11 Sep

J’ai pris racine entre les eaux quand ils m’ont tous mis en prison
Entre 4 murs on est plus libre que dans les failles de la raison
J’ai mis mon ego au placard, j’ai lapidé toutes mes barrières
J’ai évidé toute ma mémoire pour y accueillir l’univers
J’ai regardé entre les lignes car le reflet dans le miroir
Me renvoyait mes vieilles racines, de gamin qui a peur du noir.

Les moments et les horizons sont les pages de mon existence
Ils ressemblent à une levée de fond qui veulent retrouver leur enfance
Si j’ai pas réussi hier c’est pour que demain soit mieux
Et si demain est un enfer c’est que mes désirs sont impérieux
Tu comprends.
Je-refuse d’attendre quelqu’un pour ré-apprendre à respirer
Et je n’attendrai pas le destin pour qu’il me dise ce que j’ai raté.

Et chaque minute que j’attends
Et chaque minute me dépasse
Et si je perdais pied maintenant
Est-ce que je serais à ma place

Et chaque heure qui me contrôle
Dans la matrice dégueulasse
Je ne veux plus jouer le rôle
De celui qui reste à sa place

Tu sais, ca fait tellement d’années que j’essaie de comprendre
Le pourquoi du comment de pourquoi je sais pas me défendre
Je sais que je peux donner comme le meilleur de moi-même
Autant que je sais m’effondrer et regorger tellement de peine
Incontrôlable leitmotiv j’avance sans me poser des question
Je m’égare souvent dans les vices en attendant la passion

Je repense à ces paroles qu’ils ont lancées sans savoir
Qu’elles allaient anéantir de leur jargon blasphématoire
Le regard de quelqu’un qui ne croit plus en l’homme
Depuis qu’on a perdu Bowie, Kurt et John Lennon
Ça prend du temps à avaler les pierres qu’il te jettent à ta face
C’est comme réapprendre à marcher après une rupture dégueulasse

On m’a dit vas pas trop vite, on m’a dit faut être patient
Mais demain arrive si vite et j’ai pas changé de continent
Peu importe ces intentions on me dit que je dois m’y faire
L’enfer est pavé d’ambition de vouloir me foutre par terre

Mais t’en fais pas je suis conscient je sais qu’à chacun de mes pas
Si je retourne en arrière c’est pour mieux te ramener chez moi
Ca semble tellement égoïste, pessimiste, incandescent
Si je-me met à parler d’amour on dira que je suis inconscient
Mais j’y peux rien tu sais c’est comme quitter le rivage
Si j’ai pas de quoi m’accrocher je me finirai à la nage

Et chaque minute que j’attends
Et chaque minute me dépasse
Et si je perdais pied maintenant
Est-ce que je serais à ma place

Et chaque heure qui me contrôle
Dans la matrice dégueulasse
Je ne veux plus jouer le rôle
De celui qui reste à sa place

25 Août

La délicatesse de ton existence est sans doutes le spectacle le plus beau que je puisse regarder. Tu me touches du regard, je m’effondre sans craintes. Sans doutes. Les larmes que je planque sur ton épaule. Inexpliqués. Indélébiles. Tu les vois et tes doigts viennent se coller contre ma joue.
Comment fais-tu ça. Ne me le dis pas. Reste comme tu es, à parfaire mes sourires.
J’ai l’impression d’être.
Mais peut être que j’existe vraiment, enfermée dans la petite cuillère au milieu de mes draps.
J’accouche d’un soupir, de mes peurs, de mes terreurs pour ne garder que le meilleur.
Comment fais-tu ça. Ne me le dis pas. Tant qu’il y a ta peau pour respirer, tu sais.
Il n’y a pas assez de place dans ces secondes pour t’imaginer près de moi .
J’étouffe chaque minute. J’aime que tu me manques. Reviens. Attends. Pas tout de suite. Jette toi dans mes bras. Reverse les émotions. Je m’en fou. Je n’ai plus mal. Je suis pare balle. Tu es le barillet tout entier. Je ne baise plus le ciel. Je suis le ciel. Tu me regardes. Putain. En anglais. Où tu voudras. Tu reviens quand. J’ai chaud. Tu es pire. Joues encore. À ton tour. D’accord. Demain. Samedi. Tu viens avec moi. J’aime être tes yeux.
Mais de toutes les chutes, tu as su trouver la phrase. «On tombe dans le noir là. Moi je vois plus rien que toi.» Donne moi tes yeux. Doucement. Plus fort. Tu me fais rire. On y va. Les autres, leur enfer. Je m’en fou. Merci.

Merci.
Tu es la goutte d’eau qui fait déborder mon extase.