7 Fév

Je sais. Je suis fou. Complètement. Ne serait-ce que de croire qu’un jour tu vas me regarder et te dire que je suis peut être pas si mal pour toi.
Mais c’est plus fort que moi.
Je ressemble aux joueurs de casino qui ne peuvent pas quitter la table avant d’avoir tout essayé, tout perdu et qui n’ont plus qu’à rentrer chez eux.

J’avais déjà verrouillé mon accès aux jeux en ligne.
Mais verrouiller mes yeux quand tu t’avances, arrêter de respirer quand tu t’approches et presser mon cœur dans mes mains quand tu existes à moins de 20 mètres de moi, je n’en ai pas les moyens.
Et puis j’aime passer le temps qui passe avec toi. Il a des allures de vielle vidéo Super 8.
J’erre au milieu de mes chansons tristes, bien embrumées dans mon casque.
Je regarde la nuit se dégrafer tous les soirs.
Je me demande si tu la vois aussi.
Et je me dis, le premier pas avec les chaussures en plomb c’est pas pareil.
J’envie ceux qui font les premiers pas comme si l’apesanteur n’avait aucune prise sur eux.

 

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2 Réponses to “”

  1. Mr Nobody février 7, 2012 à 11:43 #

    Toujours et encore, chacune de vos lignes me fait écho.
    Je vais peut-être finir par te tutoyer finalement… comme on tutoie un frère : pas celui du sang, mais celui de l’âme…

    A bientôt…

    • sismographe février 7, 2012 à 5:56 #

      Merci pour cette belle réaction, encourageante comme toujours.
      Quand à la fraternité spirituelle, ça peut être une belle expérience qui exige en effet le tutoiement !

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