Archive | mars, 2012
30 Mar

Tu prends tout l’horizon, et moi je te regarde faire.
Tu fais ça tellement bien. Tu n’imagines pas à quel point ça donne aux autres un arrière goût d’amertume.
Et tu n’imagines pas comme tu peux rendre tout tellement facile.
Parce que je me sens vivre.
C’est pas juste une question de cœur qui bat ou de métabolisme.
Parce que j’ai gagné dix ans pour toutes les fois où tu m’as fait rire.
Parce que tu donnes à un ciel gris des couleurs que je n’aurais même pas osé imaginer.
Parce que je me sens bien. Et qu’en même temps je sens que mon cœur pourrait sortir de moi même.
J’ai peur.
Mais je suis bien.
C’est un peu comme si tu avais trouvé le bouton magique.
C’est dément. Un océan déformé rempli de tes éclats de rires, de toi qui me regarde. A me rendre plus fort. Plus grand.
Et je n’ai pas peur de t’aimer.
Moi, qui irais cueillir l’aube, qui arrêterais le temps, qui s’épuiserais à te donner des premières fois pour toute une vie pour que tu ne cesses jamais d’avoir le coeur des premiers jours.
Et qui t’aime au milieu du silence.

Et oui, je souris, parce que t’aimer, même seul, c’est la plus belle chose qui puisse arriver à la terre entière.

29 Mar

Toi, plus vitale encore qu’une raison de vivre, qui avance
Laissons l’eau fraîche aux autres
Je ne vivrai que de toi

28 Mar

Tu imagines ? Dans quel état tu m’avais mis….
Ça faisait presque 8 mois que tu avais désorienté mon existence. Et là tu faisais irruption dans mon coeur.
Sur mon corps.
Sans prévenir.
Et je n’étais pas préparé à t’aimer à l’improviste. 
Mais tu faisais de ce jour, celui dont on se souvient sans avoir à le surligner dans le calendrier.

27 Mar

Et je les entends me gueuler
« Tire-toi
A tire d’elle
Avant de te les brûler »

26 Mar

Pourquoi s’embarrasser de lettres en plus, embrassons-nous !

26 Mar

Autant dire qu’en rentrant chez moi après m’être autant épanché dans une lettre, c’était un chemin de croix. J’imaginais toutes les réactions possibles, j’envisageais aussi que tu passes à côté de moi sans même me regarder. J’envisageais que si tu allais me regarder, j’en ferais tomber mes yeux par terre.

Demain. Je prenais perpétuité dans ton esprit, restait à savoir comment.
J’habitais loin de notre lieu de rendez-vous. Mais pas assez. Je n’avais même pas encore fini de penser à comment j’allais respirer dans à peine dix heures heures que je franchissais le seuil de ma porte.

Je n’ai presque pas dormi. J’ai appelé la terre entière. La terre entière m’a dit d’aller dormir.
Et que j’étais fou.

La terre : 1 Moi : 0

25 Mar

J’en ai envie. Je veux te regarder. Sans voile. Les yeux émancipés. A cru.

24 Mar

Nous entrons dans la salle déjà à moitiée plongée dans l’obscurité.
Je te regarde descendre les marches.
Je me dis que tu es gracieuse, même quand tu descends les marches d’une salle de cinéma qui n’en a rien à foutre.

 

23 Mar

Elle ne fait rien. Elle possède tout. Et j’ai beau faire la plus belle course du monde pour essayer de passer un autre cap. Sans rien faire, elle reste dans mon horizon.

Je n’aurais jamais cru que je serais assez idiot pour continuer à courir.

En plus je déteste ça. Et je ne cours après rien. Elle n’est pas devant, brandissant le joli drapeau d’arrivée qui aurait fait qu’aurais fait le 100 mètre en moins de 4 secondes.

Je ne cours après rien.

Et en plus la piste tourne en rond.
J’ai presque envie de lever la tête et de jeter un œil vers les gradins. Mais si elle n’y est pas…
Je sais qu’elle n’y est pas.
Mais tant que mes yeux restent fermés, son ombre se dessine sur les bancs de mon esprit.
Alors je cours les yeux serrés. Je me casse la gueule. J’en ai marre. Mais aujourd’hui, même si elle ne fait rien, c’est une raison suffisante pour continuer.

Si tu la voyais ne rien faire, tu tomberais amoureux
Et si elle se mettait à rire à côté de toi. Tu vendrais ton propre pays pour partir avec elle.
Parole d’exilé. 

20 Mar

C’est tellement difficile, rien ne semble pouvoir faire partir ça. Il faudrait une perfusion d’eau de javel pour tout effacer.
Au moins en surface, ces traces, ces preuves de ce qui devient criminel.
Tu ne fais presque rien, mais j’ai l’impression que c’est la vie toute entière qui a voulu que ce soit toi qui l’incarne au mieux.
Quand d’un seul éclat de rire, tu m’éclates les yeux, le corps, les mains et l’esprit tout entier.
Quand juste avec tes silences tu fais plus de bruit qu’une armée qui marche dans les rues de Paris.
Qui m’assiège tout entier.
C’est comme gagner la guerre, un prix de Nobel de littérature, entrer au Panthéon, cueillir un Edelweiss, respirer pour la première fois.

Tes silences qui ne regardent que moi, je ne te le dis pas, mais ils me font ça.