7 Mar

Je ne sais pas si tu as remarqué, normalement on tremble après. Moi j’ai tremblé en ouvrant la porte. Je savais que tu étais derrière.
La porte Stargate. Tu entres et rien n’est plus pareil.
Ça me déchire. Ça déchire.
Les bras devenus fous, devenus la serre de tes silences si marqués.

Je serre.

J’ai un peu peur d’y laisser la vie. C’est comme la phase des 7 ans.
Version Michael-Ange.
Le septième ciel c’est toujours un peu risqué. J’ai pas spécialement le vertige mais avec toi, je ne sais pas.
C’est un peu un bar à oxygène.
Je respire trop fort en plus.
Je n’arrive plus trop à parler quand toi tu voudrais que je me lance dans une conférence sur ton corps.

Tu vois pas tout ce que je suis en train de te dire ? Les yeux qui mélangent les mots mais qui veulent tous dire la même chose.
Dans le meilleur des dictionnaires tu ne les retrouverais pas, et je ne saurais même pas les écrire.

J’ai la main-mise sur toi pour les heures à venir, j’emmerde à peu près tout le reste du monde.
Pour tout l’or du monde, je ne quitterai jamais ta terre.

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6 Réponses to “”

  1. Mr Nobody mars 7, 2012 à 12:49 #

    C’est époustouflant de se reconnaître à ce point, à chaque mot, chaque virgule…
    Non mais sérieux, magicien des mots, tu sors d’où ?
    Dans tes mots, je me sens chez-moi. Comme une visite guidée de mon âme.
    Bizarre. Mais bizarre en bien…

    • sismographe mars 7, 2012 à 2:07 #

      Magicien je ne sais pas, mais en tout cas content de savoir que ça te touche bizarre bien…
      Je te mets une chaise permanente, que tu te sentes encore plus à ton aise ici 🙂

  2. Mr Nobody mars 7, 2012 à 2:15 #

    Que d’honneurs…
    Merci beaucoup ! Je suis touché…

    • sismographe mars 7, 2012 à 5:12 #

      Et il faut surtout remercier celle qui inspire ces mots que je peux expirer à loisir… C’est de là que je sors 🙂

  3. Mr Nobody mars 8, 2012 à 8:35 #

    Tu sais, un autre aurait pu ressentir ce même torrent d’émotions, toucher la grâce, s’offrir en pâture aux enzymes gloutons de l’imprévisible, comprendre la chance inouïe que de connaître un jour cette rencontre, celle qui compte (on n’en connaît pas qu’une dans une vie, mais pas cent non plus)… un autre aurait pu vivre tout ça, tout comme toi, et ne pas le traduire en mots comme tu le fais.
    D’ailleurs tes mots ne sont pas des mots : ils sont un monde à eux tout seuls, un organisme multicellulaire, complexe et autonome, doté d’une âme à lui, et qui pourrait presque continuer à vivre si tu n’étais plus là, parce que tu as su y insuffler une alchimie.
    Crois-moi : absolument tous les êtres humains qui vivent sur cette Terre sont amenés à un moment ou un autre de rencontrer « celle qui inspire… », une personne époustouflante, rare, singulière. Certains la reconnaissent, d’autres non. Ça n’enlève rien au sublime de celle qui inspire, mais tes mots viennent de toi. C’est pas que t’aurais à t’enorgueillir d’en être le créateur et d’en avoir le mérite, mais c’est juste que mes compliments te sont bien destinés à toi.
    C’est tout à ton honneur que de rendre hommage à celle sans qui tu n’aurais jamais créé tout ça. Mais c’est quand même toi qui crée 😉

    Amitiés.

    • sismographe mars 8, 2012 à 1:09 #

      Alors je prends tes compliments avec le sourire et te remercie pour tous ces mots plus qu’encourageants, au plaisir de te lire 🙂

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