6 Avr

C’est quand c’est le vide dans ton cœur que tu le sens le plus prêt à déborder.
Je regarde des scènes de Titanic. Un film qui ne m’a pas fait pleurer. J’ai trouvé ça mignon. Mignon et puis c’est tout.
Et aujourd’hui…
Les regards, les paroles, les gestes. Tout prend une dimension démesurée… J’ai froid, mon cœur s’emballe, j’ai envie de pleurer.. J’ai la tête qui me tourne. J’ai mal.
Mal comme je n’ai jamais eu mal de toute ma vie.
Comment on peut avoir mal alors qu’il n’y a plus aucune raison de souffrir ?
Je suis libre. Et je ne me suis jamais senti aussi vide. Aussi perdu. Aussi seul.
J’ai peur. Terriblement peur. J’ai l’impression que ma tête va exploser.

Alors c’est ça être seul. C’est ce sentiment là. On dirait la lèpre. Je me vois partir. Je me vois disparaître. Et ce n’est même pas le plus douloureux.
C’est que ce qui part en premier est ce cœur qui ne me sert plus à rien.
C’est quand les bras de la terre entière ne peuvent plus porter ma peine.
Et que personne ne peut rien y faire. Comment on vit avec ça ?
Les larmes qui débordent comme l’eau d’un mauvais vase.
Comment on survit avec ça ?

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4 Réponses to “”

  1. Mr Nobody avril 6, 2012 à 7:01 #

    On ne survit pas. On ne survit pas à ça. On en crève.
    Mais c’est pas le corps qui crève. Physiologiquement, on continue étrangement.
    On semble respirer sans qu’aucun air n’emplisse nos poumons. Le coeur ne bat plus mais ça continue de pomper dans le vide. Et le néant dans nos veines semble suffire pour que se meuve, machinalement, cette ombre pâle qu’on est devenu.
    C’est vrai, je suis désolé : on ne survit pas. On doit traverser ce no man’s land, attendre la prochaine réincarnation, attendre et attendre encore que la vie veuille bien revenir.
    Parfois pour rien, pour un gamin, pour une larme, un rire… n’importe quoi qui insuffle la vie alors que putain on a rien demandé, on voulait juste pourrir là.
    Mais c’est trop tard — quelque chose, quelqu’un, un grain, un souffle nous a fait revenir à la vie.
    Mais je sais qu’en cette seconde cette perspective n’a rien d’alléchant, rien de réconfortant. Rassure-toi : c’est pas pour tout de suite.
    Mais moi je te souhaite que ça arrive vite. Plus vite qu’à moi. Même si t’es pas prêt. C’est trop dur de se relever après.
    J’aimerais bien que plus personne n’ait à endurer cette saloperie. Mais il paraît que c’est dans le packaging, le même que l’incroyable sommet auquel aucun de nous ne veut renoncer. Parce que c’est pour ça que nous vivons, c’est pour ça que nous existons, que tu es, que je suis.
    C’est pour ça que tu écris, et qu’à te lire nos coeurs sont à ce point ébranlés.
    Tu n’as pas idée…

    • sismographe avril 8, 2012 à 8:32 #

      Attendre : le syndrome Belle au bois dormant 2012.
      Enfin, si je passais tout ce temps inutile à dormir…
      En tout cas merci, c’est toujours le même plaisir de lire tes petits commentaires, très justes et remplis de belle images comme « pomper dans le vide ».
      Parfois j’ai l’impression d’être une usine désaffectée qui continue à tourner.
      Patience alors…
      Pour quelqu’un qui n’arrive pas à laisser les cadeaux au pied du sapin plus de 4 minutes, ça relève du challenge 🙂

  2. psf avril 9, 2012 à 9:59 #

    Je ne parviens pas à exprimer cette souffrance qui me torpille également jour après jour.
    Les larmes qui jaillissent, ça, oui, pas de problème ; mais ça ne soulage pas autant que des mots. Les tiens m’ont touchée et presque libérée d’un poids, comme si je les avais écrits…

    • sismographe avril 9, 2012 à 4:10 #

      Merci …
      Les tiens me font ça aussi parfois, l’important est de s’en servir comme pansement de mauvaise qualité, ça fait toujours mal, mais ça camoufle un peu.

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