16 Avr

Je ne pensais pas que ça pouvait faire mal. C’était impossible.
Et là je suis frappé par un train à grande vitesse, alors que je n’avais rien demandé à personne.

Même pas à moi même.
Je me vois, tu sais, au ralenti, projeté vers la rame.
La gueule bien écrasée entre la réalité et puis tout ce que je suis.
Ça ne lui fait pas de mal à cette autre partie de moi qui n’a jamais méritée de vivre.
Comme un dessert fait maison. Il suffit de creuser un peu pour y trouver le cœur coulant.
Et puis j’ai l’air encore plus idiot avec mes yeux percés
Qui n’en finissent plus de pleuvoir.
Un goût tellement amer qui se répand partout dans la tête.
L’envie d’y rester un peu, peut-être sous ce train.
Il me tiendrait presque chaud dans ce ralenti à la con.

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