Une histoire de J , de JO, enfin de trucs comme ça

21 Mai

J-6

Dieu : « vas-y 6 jours c’est rien »
Biche : « tu te fous de moi ? J’ai l’impression que tu le fais trop exprès de ralentir le temps, t’as rien de mieux à faire ? »
Dieu : « Woh, c’est ça qui est bon ! » (oui, dieu il parle comme ça en vrai)
Biche : «  Mec. Il va falloir que tu t’actives parce que là je te jure. Oui je jure et alors ? J’en ai marre de faire le ménage alors que je pourrais être dans le train. D’ailleurs t’aurais pu le rendre férié ce putain de mercredi. Aujourd’hui moi je m’en fou que ce soit férié. »
Dieu : « Vas dire ça à mon con de fils, c’est lui qui a tout fait en mai et qui a décidé de monter ce putain de mont aujourd’hui. Je lui avais dit d’attendre un peu, que ce serait plus funky s’il laissait du suspens. Mais non, trop impatient il a fallu qu’il fasse son Cliffhanger avant tout le monde. Faut dire que bon, Judas était à deux doigts de lui voler la vedette.. »
Biche : « putain, Judas ?… »
Judas : Oui ?
Biche: Tu fais chier

 J-5

J’allume une cigarette.
Je regarde par la fenêtre « temps de merde, pourvu qu’il ne fasse pas celui là quand je vais te voir »
Je me dis « en même temps je m’en fou il pourrait me grêler dans la gueule que je n’arrêterais pas de sourire »
Je reregarde mon calendrier et j’essaie de me rappeler il y a 5 jours, si ça fait loin ou pas, pour comparer.
Je fais la misère à mes doigts depuis 3 jours, c’est horrible, je n’arrête pas de me dire d’arrêter mais c’est plus fort que moi. De toutes façons, tu le sais, je n’ai aucune volonté.
Je me dis que je mettrai des gants pour pas que tu vois ça.
Des fois alors que je n’ai rien demandé, je me mets à avoir peur. Peur et envie. C’est bizarre comme sentiment. Bizarre bien.
Je réalise qu’il n’y a pas eu une journée de perdue depuis plus d’un mois.
Même les moments où tu m’as manqué je les aime.
J’ai peur. J’ai envie.
A J-5 j’ai la pression d’un jet d’eau en plein été, à Versailles.
En vie. A bloc. Qui emmerde les passants s’il les arrose.
Ca me plaît.

J-4

Tu es entrée chez moi par une porte complètement invisible.
Poudlard, mais en mieux.
Mais je finis par croire que foncer dans un mur peut en effet mener à quelque chose. En tout cas ma prochaine fois à la gare, elle me fera au moins autant voyager.
Puis ça reste dans la tonalité Harry Potter.
La boucle est bouclée
Et quand tu m’étrangleras si fort que j’aurais envie d’y rester, c’est là que je me dirai que putain, ça en valait la peine. D’attendre. De t’attendre. De nous attendre comme ça. On ne le savait pas trop, mais ça nous ressemble bien au final.
Mais ne crois pas t’en tirer comme ça. Tu n’imagines pas. Et je n’arrive même pas à m’imaginer moi même comment je vais passer mes bras autour de toi.
J’ai de l’imagination. Mais ce sera de l’impro totale. Sans filet.
Du vélo sans les petites roues.
De l’adrénaline alors que le train sera à l’arrêt. Qu’il va mettre un an à ouvrir ces portes. Que déjà là je souris alors je n’ose pas imaginer ma tête en sortant de la rame.
Finir le marathon.
1 ère place.
Podium.
Allez tous vous faire foutre. C’est ma ligne d’arrivée.

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