Archive | juin, 2012
27 Juin

Te dire que quand je me perds un peu dans toi j’ai juste l’impression d’avoir ma petite perfusion de morphine,comme quand j’étais à l’hôpital. Sauf que toi tu m’endors pas.
Mais c’est planant.
On veut tous voler. C’est un peu le souhait magique d’un français sur trois.

La faute à Titanic. Jack je vole. Ta gueule. Tu voles rien du tout.

A 300 km/h dans deux centimètres carrés. Des pupilles tachées de quelque chose.
Tes taches dans les yeux…
Tu dis que tu n’as pas la marque des anges au dessus de ta lèvre.
Elle est la la trace des anges.
Il fallait quelque chose d’un peu différent.
Il fallait te regarder et non plus seulement te voir pour y accéder.
On dirait la signature d’un tableau ancien.
Un truc que l’on découvre des années après.
Scientifiquement.
J’ai fait un peu l’alchimiste avec toi. Mais j’en suis sûr.
Elle est bien là.
Et j’ai fait le vol plané le plus planant de l’histoire de l’humanité.

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25 Juin

Tu me regardes. Tu vas loin. Sur moi. En moi. Autour de moi.
Laisse tes mains posées sur mes angoisses.
Tes yeux sur un corps né de la dernière pluie.
Ça fait peur, je n’ai plus peur.
Une mise à nu étouffante. Déchirante. Palpitante.
A paralyser mes lèvres, entrouvertes, prêtes à révéler la planque du Saint Graal.
Sans boussole, sans carte, les yeux bandés, sur une route à l’agonie.
J’étais là.
T’étais là.
Et moi je regarde ton visage et j’ai envie de planter mes mains dans les tiennes.
Et moi je regarde au fond de toi et j’ai envie…
J’ai envie de te regarder, encore, encore, à m’en fendre les deux yeux
Comme on regarderait le plafond de la Chapelle Sixtine.
En silence. Conscient de ce que l’on est en train de regarder.

12 Juin

« Et puis hier soir… Nous avons parlé.
De nos silences. Sans jamais dire plus que ça. Parce que s’il faut puiser dans nos yeux 30 minutes pour réussir à comprendre ce qui se passe, les mots trop formels briseraient tout ça.
Pourtant je te les dis. Quand tu me fais l’amour. Parce que je n’ai pas le choix.
Parce que c’est bien ça que tu es en train de me faire. L’amour. »

12 Juin

Je te regarde et je transpire des yeux.
Il doit y faire 200 degrés si près des tiens.
Ça me crame de l’intérieur.
Et je ne peux pas.
Ils brûlent. Ils hurlent.
A foutre en l’air les trois pauvres bouts de bois que j’avais posé en guise de barrage.
Pourtant j’étais doué en jeu de construction.
Une poignée de centimètres, entre toi et moi, réduite en cendres.
Mes paupières implosent en plein sur ton visage.
Les mots se répandent partout sur tes yeux grands ouverts.
Ils entrent en toi. Sans frapper. Mais sans vouloir faire trop de bruit.
Comme un gosse qui passe par la fenêtre à quatre heures du matin pour rentrer chez lui
C’était plus fort que lui.
Et c’est plus fort que moi.
Là, si près. J’ai l’impression de me faire le tour monde à l’envers.
Je vais me faire tes yeux Dali encore, encore, encore, jusqu’à voir fondre des montres au dessus de nos tête-à-tête.
Jusqu’à filer à l’anglaise. Inside. Sauter. Sans filet.
Même pas peur.

11 Juin

On était dans la merde. Il me restait approximativement douze minutes pour faire mon sac et partir en courant de ton appartement. Quitter ta ville. Retourner dans la mienne.
On a fermé les yeux, j’avais dix minutes de retard.
En vingt secondes tu prenais tes affaires. On a pris le premier train. On a explosé les sabliers.
Alors ce matin quand j’ai quitté ton visage au milieu des draps, j’ai souris.
Parce que ça n’arrive pas dans les films, ça n’arrive pas dans la vie.
Mais ça t’arrive comme un coup de poing dans la gueule.
Celui où tu tends l’autre joue.
Jésus, mon nouveau meilleur ami.

7 Juin

« Le genre de fille qui même au milieu du désert de Gobie ferait couler beaucoup d’ancres. »

6 Juin

Moi et ma collection de cailloux prêts à servir pour tous les jeux possibles et inimaginables, on attendait.
J’avais l’impression de me retrouver au cours de sport avec l’angoisse des équipes.
J’avais compté. Nous étions un nombre impair.
Si j’étais le dernier, personne me prendrait dans son équipe.
Bref.
Tu m’as lapidé du regard. Avec le sérieux des poupées russes.
Tu as choppé 4 ou 5 caillasses et les a fait rouler dans ta mains.
J’ai fermé les yeux et j’ai senti ricocher sur moi les pierres.
On aurait pu jouer à la marelle.
Mais on s’est écorché les doigts entre les cailloux.
Fiers de notre théorie «  plus ça pique plus ça guérit »

5 Juin

La chute. Les mains projetées vers l’avant avec l’envie d’embrasser le sol.
J’y mettrais presque la langue.
Prêt à rouler des pelles au macadam en m’échouant dessus.
Mais l’effleurer le plus longtemps possible. Et je sens que même si je suis nul en apnée, en bras de fer chinois et français (mais pas de la gauche, ça compte hein), à ça je me mettrai la misère à moi même.
Rester en lévitation. Magicien du dimanche.
Pour consacrer mon temps à tomber amoureux sans jamais toucher le sol.

J’ai vérifié, dans les règles du jeu, on a le droit.
Ravensburger, mon nouvel ami.

4 Juin

« C’est décidé, je me suicide en avalant de la gomme fixe »