25 Juin

Tu me regardes. Tu vas loin. Sur moi. En moi. Autour de moi.
Laisse tes mains posées sur mes angoisses.
Tes yeux sur un corps né de la dernière pluie.
Ça fait peur, je n’ai plus peur.
Une mise à nu étouffante. Déchirante. Palpitante.
A paralyser mes lèvres, entrouvertes, prêtes à révéler la planque du Saint Graal.
Sans boussole, sans carte, les yeux bandés, sur une route à l’agonie.
J’étais là.
T’étais là.
Et moi je regarde ton visage et j’ai envie de planter mes mains dans les tiennes.
Et moi je regarde au fond de toi et j’ai envie…
J’ai envie de te regarder, encore, encore, à m’en fendre les deux yeux
Comme on regarderait le plafond de la Chapelle Sixtine.
En silence. Conscient de ce que l’on est en train de regarder.

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3 Réponses to “”

  1. Mr Nobody juin 25, 2012 à 6:34 #

    Tu m’avais manqué…
    Ta poésie aussi…

    P.S: Si je décernais des prix, tu les raflerais tous les ans…

  2. lunasun26 juin 25, 2012 à 8:28 #

    On m’a devancée…
    J’allais faire le même commentaire : tu commençais à (nous) manquer.
    Mais ton article du jour valait bien l’attente.

  3. sismographe juin 27, 2012 à 4:50 #

    La maladie et d’autres choses m’empêchent d’écrire autant que je le voudrais, mais merci à vous deux et soyez sûrs que je reviens bientôt pour des posts quotidiens

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