Archive | août, 2012
29 Août

Je la regarde. Avec les yeux qu’on voit dans les films.
Des yeux qui même fermés restent grands ouverts.

Des yeux qui pleurent. Qui rient. Qui transpirent.
Des yeux qui sont lavés. Qui veulent sécher au grand air.
Qui ont envie de canicule.

Je la regarde. Comme si les heures étaient comptées.
Comme on suit des yeux un crépuscule timide, pressé de s’enfuir de l’autre côté de la terre.
Je ne bouge pas. Et pourtant je me mets à courir.
De plus en plus vite.
Le suivre.
Souffle coupé.
Mais respirer n’est plus vraiment la première chose à quoi tu penses quand tu pars à la poursuite d’un crépuscule.

Je la regarde. Je n’ai plus envie de dormir.
Je n’ai plus envie de regarder la télévision, les films, le temps qui passe, les chatons sur les cartes postales…

Je la regarde. Elle dort encore.
Je sens ses mains bouger.
Elle va ouvrir les yeux.
Alors pour les quelques secondes qu’il me reste, je la regarde
Avec les yeux qu’on voit dans les films.
Des yeux qui même fermés restent grands ouverts.

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27 Août

« Un train-train peut en cacher un autre. »

23 Août

Ce soir je vais rentrer et tu ne seras pas là.
En soi ça ne devrait pas me faire bizarre. Ça ne fait pas longtemps que tu y es, là.
Le problème c’est que quand tu es là, ça se voit.
C’est pas juste une babiole vite fait posée dans un coin.
C’est un meuble en pin massif avec 46 tiroirs.
Je vais aimer me retrouver seul. Mais je vais encore plus aimer te retrouver.
Mais je triche.
Tricheur !

J’ai parfumé mon t shirt pour dormir. Tu sais, le rouge.
Je l’ai parfumé de toi, ce matin alors que tu dormais encore.
J’avais l’impression de braver un interdit.
D’entourlouper la solitude comme tu dirais.
Je l’ai plié en douze, caché sous une pile de vêtements pour (je t’ai finalement avoué ce midi) « éviter que le parfum il disparaisse »

Alors c’est décidé, ça y est.
Ce soir je dors avec toi.
Si je me mets à faire la conversation à mon t shirt, on est foutu.

(silence)

N’oublies pas de m’envoyer une bonne blague avant de dormir.
Parce qu’il ne saura pas me faire rire comme toi.

9 Août

J’ai peur. Ce n’est pas l’estomac qui est retourné, c’est l’ensemble du corps qui a tourné autour de l’estomac. Je me fais des nœuds marins. Je contorsionne mes sentiments. Et j’ai le mal de mer.

Un va et vient qui te déchire la trachée, qui cogne et résonne au fond de la cage thoracique.
Un poison de basse qualité qui se répand.
Je pleure de l’eau de mer. Dans ma bouche c’est dégueulasse.
Tout est dégueulasse.
Même l’air que je respire a des relents de silences renfermés.
Je voudrais tes mains. Pour calmer tout ça. Parce que toi tu as le sel magique.
Qui fait cicatriser.
Les autres sel c’est de la contrebande made in china.

Et je réalise
Que ce n’est pas parce que nous étions deux
Mais que c’était parce que nous n’étions qu’un.

7 Août

C’est un peu comme les aimants
Mais en mieux
En plus léger

Une lettre en moins, ça change tout
C’est comme des amants
Courir des heures, essayer de fuir, et au final s’écraser l’un contre l’autre
Les lois de la physique sont inébranlables

7 Août

Tomber amoureux.
« L’important ce n’est pas la chute, c’est ce que vous en faite »

6 Août

T’es né dans les années 90 alors tu as l’effet carte Panini.
Tu veux la carte introuvable. Celle qui n’est pas dans les paquets de 10 cartes vendues par les buralistes.
Tu claques quand même ton argent de poche chez lui.

Tu les as toutes en double.
T’as perdu une semaine de salaire. Un salaire de mioche ça fait 2 paquets.
20 cartes. 20 déceptions.
Enfin non parce qu’il y a une carte tu l’avais perdu. T’as pu la remettre dans ton album.
T’attends le lundi matin comme tu attendras, à 18 ans ton premier tour en bagnole.
20 francs.
Te plains pas, aujourd’hui ça te coûterait 6 euros.
Tu ressors ton vieil album du carton « trucs », caché dans ta cave.
Tu l’as jamais eu cette image.
Elle existait peut être pas.
Tu te demandes si tu vas finir comme tous ces jeunes vieux, qui collectionnent les vignettes Monopoly du Mc Do.
Pour compenser.