29 Août

Je la regarde. Avec les yeux qu’on voit dans les films.
Des yeux qui même fermés restent grands ouverts.

Des yeux qui pleurent. Qui rient. Qui transpirent.
Des yeux qui sont lavés. Qui veulent sécher au grand air.
Qui ont envie de canicule.

Je la regarde. Comme si les heures étaient comptées.
Comme on suit des yeux un crépuscule timide, pressé de s’enfuir de l’autre côté de la terre.
Je ne bouge pas. Et pourtant je me mets à courir.
De plus en plus vite.
Le suivre.
Souffle coupé.
Mais respirer n’est plus vraiment la première chose à quoi tu penses quand tu pars à la poursuite d’un crépuscule.

Je la regarde. Je n’ai plus envie de dormir.
Je n’ai plus envie de regarder la télévision, les films, le temps qui passe, les chatons sur les cartes postales…

Je la regarde. Elle dort encore.
Je sens ses mains bouger.
Elle va ouvrir les yeux.
Alors pour les quelques secondes qu’il me reste, je la regarde
Avec les yeux qu’on voit dans les films.
Des yeux qui même fermés restent grands ouverts.

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