Archive | septembre, 2012
26 Sep

Je ne voulais pas être pompier. Je ne voulais pas être princesse. Je voulais être.
Je voulais aimer et que l’on m’aime malgré mes tares inexplicables.
J’ai le problème de ceux que l’on arrive pas à caser.
Pas de case. Mais un cas.

Ma carte d’identité ressemble aux Specimens que l’on glisse dans les portefeuilles en plus du permis de conduire factice et de la carte bleue avec laquelle les gosses jouent aux acheteurs compulsifs.
Je n’y reconnais pas mon visage. Le prénom.
Même la taille n’est pas vraie. J’ai menti pour gagner 2 centimètres.
Sans papiers.
Toi tu entres dans ma vie.
Je me déshabille jusqu’aux os.
Je t’expose le problème.
Même à math sup ils n’y auraient rien compris, je ne peux pas t’en vouloir.
Tu me regardes autrement.
Tu me donnes un formulaire E 111 pour voyager à tes côtés.

Ce n’est qu’arrivée à l’aéroport que tu as vu tous les bagages dévaler sur le tapis roulant.
Tu m’imaginais avec un sac à dos.
Je t’offrais la soute à bagage d’un 747 remplie de vices de forme.

Tu pensais Air France.
Bienvenue chez Ryan Air.

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25 Sep

J’ai essayé. De t’aimer autrement. Un peu comme tu le voulais.
Toi tu voulais qu’on s’aime avec une assurance vie.
Qu’en cas d’impact pas plus gros qu’une pièce de deux euros, au mieux on camoufle au pire on change de pare-brise.
Mais je suis maladroit mon amour, les vitres je les abîme, j’ai pas le permis et les histoires de pare-brise ne m’intéressent plus.

25 Sep

T’as pas vraiment compris pourquoi maintenant, alors qu’il ne se passait rien, tu t’es senti tomber amoureux d’elle.
Elle n’a rien fait.
Elle a éternué dans la pièce et toi, tu canonises son sourire pour les jours à venir.
Ça fait déjà un moment que tu l’aimes à ta manière.
Avec des pincettes chirurgicales, pour ne rien abîmer, froisser, briser, précipiter.
Et là en un quart de seconde tu ne la regardes plus pareil.
Elle n’est plus juste assise à côté de toi.
Elle te regarde.
Du même regard que la seconde d’avant.
Mais cette fois-ci, ses yeux giflent les tiens si fort que t’as envie de croire en dieu.
Tu te dis qu’elle ressemble un peu à cette lumière en ébullition, qui traverse la rétine quand tu as fermé les yeux trop longtemps.

« A tes souhaits »
« Et que les tiens se réalisent »

18 Sep

Le temps imprime sur la peau des cicatrices amoureuses

A en devenir légionnaire des sentiments

10 Sep

Je regarde tes yeux noirs.
Tu ressembles aujourd’hui à un stylo plume dont la cartouche d’encre a fait une commotion cérébrale.
Ça se répand dans la trousse et ça semble soudain insurmontable.
Et dire que je n’ai même pas mon brevet de secourisme…

Mais si être là consiste à avoir le charisme d’un critérium, je veux bien essayer.
Pour que tu aies bonne mine.

 

4 Sep

J’aimerais te raconter, te parler de toi comme je le pense la plupart de mon temps.
Mais je ne sais pas.
Je me retrouve face à un vœu de silence assez désarmant alors que je suis capable de te parler des heures sans jamais m’arrêter.

« Elle m’enlève les mots de la bouche »

C’est pas que tu me les enlèves comme on le dit dans ce dicton à la con.
Mais comme si mon incapacité à faire deux choses en même temps venait me chercher jusque là.
Alors je prends tes lobes d’oreilles dans mes mains et je les triture comme pour y laisser un secret en morse.
Comme si je t’annonçais la solution d’une équation super compliquée alors qu’en fait j’ai juste envie de te hurler en plein dans les yeux que je suis bien là, tout de suite, maintenant, et sûrement au moins pour les secondes qui vont se succéder à nos côtés.

Et puis tu te mets à habiter la pièce mieux qu’une famille de dix-huit enfants dans un quinze mètres carrés.
Tu tournes, tu cries, tu ries, tu mords, tu te lances à ma poursuite…
On dirait que la vie te sort par la peau.
C’est prenant, ça me laisse sans voix, ça me fait rire, tu me fais rire.
Tu m’avais caché ça.

Tu ressembles soudain à un fondant au chocolat de chez Léontine.
Déjà que j’en avais envie rien que sur le papier.
On dépose l’assiette. Il est là.
Il ne dit rien de ce que tu va bientôt découvrir.
Le fondant au chocolat est plus silencieux qu’une pierre tombale.
Et puis, la cuillère craque la première couche. Tu ne te laisses pas faire.

Troisième coup de cuillère…

Et là, cette vie qui t’habite se répand partout dans mon appartement.
Laissant ton empreinte.
Mieux qu’un t shirt parfumé à la sauvette.