Archive | octobre, 2012
31 Oct

A la frontière d’une réalité à peine retranchée dans ses petits souliers.
Je la regarde. Elle est là. Elle rit tellement bien.
C’est le genre de fille qui rit avec un orchestre symphonique derrière elle.
Comme dans les films. Tout est plus beau dans ses gestes quotidiens.
Elle t’importerait les champs Elysées en buvant un milkshake au coin de la rue la plus insignifiante de la ville.

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24 Oct

L’air que tu expires, où que tu sois.
T’embrasser à brasser de l’air pour qu’il y en ait plus au fond de ma gorge.

22 Oct

Mais qui je suis.
Pour errer, ivre mort au fond de moi-même, à ne pas réussir à exister entièrement
Étriqué par un corps en constante ablation
Étouffé par la peur de n’être qu’une station service pour les yeux qui me regardent
En attendant de reprendre la route
J’essaie d ‘étirer mes bras, ce demi corps en recomposition
J’essaie d’attirer le calme après la vie.

Il y a tellement de vie en moi
Qu’y naissent les angoisses les plus analphabètes.
On ne peut pas en parler.
Qui comprendrait
Que sous mes yeux couleur jardin du Luxembourg
Les racines sont atrophiées.
Elles aspirent
Elles inspirent

En attendant Le dernier round
Round Up
Qui a m’OGMiser 
Pour m’homogénéiser 

8 Oct

Reste avec moi.
Parce que sans toi j’ai l’impression d’être privée de haricot magique et de lampe à frotter.
Je viens de passer deux jours incroyables. En soi nous n’avons rien fait de fantastique.
Nous n’avons même pas fait FANTASTIC.

J’ai eu peur. Peur de perdre tout ce qu’on avait.
Perdre les huit briques qu’on s’était tué à poser , en pesant chaque morceau.
Pour être sûrs.
Alors même si c’était  une maison en carton à côté de ceux qui soudain construisent des forteresses, moi, ces huit briques alignées me semblaient plus confortables qu’un 200 mètres carré dans ton cœur.

Et quand je t’ai regardé arriver je voulais que tu saches, comment, combien j’avais eu mal de ton absence.
Mal de désenraciner ma mémoire de toi.
Je voulais que tu apprennes le mal que tu m’avais fait comme on martèle les tables de multiplications à un gosse.

Mais tu as bien fait, tu m’as serré contre toi.
J’avais envie de pleurer l’Atlantique dans tes bras.
Mais après tout ça.
Quand mes mains ont disparus de la surface de la terre pour s’émouvoir à tes côtés, j’ai abandonné mes envies de pleurer l’océan..

Tes larmes aussi ne pouvaient pas mieux tomber. Sur moi, sur les draps, sur cette histoire.
C’est vrai, tout était parfait.

Et ce n’est pas juste la rencontre de nos deux corps qui frôlait une indécente perfection.
C’était chaque contact.
Quand tes yeux ont touché les miens.
Les mains, les corps, les bouches, les mots.
Tout ce que nous faisions se rejoindre nous pétait à la gueule.

C’était chimique.
Expérimental.
Newtonesque.
Et je sens qu’avec toutes ces pommes qui nous tombent sur la gueule, on est en phase de découvrir quelque chose d’incroyable.

3 Oct

Le genre de fille qui porte sur elle le parfum d’un requiem
Je prends son corps à bras le corps
J’escalade la cathédrale de chair
Les silences qui l’habillent ont arrêté le temps

3 Oct

L’absence porte bien son nom
L’ablation des sens

2 Oct

Il a regardé sa montre, machinalement, comme il le fait depuis 3 jours.
C’est con une montre.
Depuis qu’elle est partie, il a envie d’envahir la Suisse quand il regarde sa montre.