Archive | novembre, 2012
27 Nov

Viens me revoir,
Défier les murs de mon appartement,
En apparté

Et laisse moi
Tête baissée, m’immoler, là, avec toi, bien au chaud
Avant de m’emmurer contre ta peau

23 Nov

J’étais à peine plus haut que le pommier du coin, et je voulais conquérir le monde, ton monde.
Un univers à déplier. Une carte routière, lunaire, solaire, je ne sais plus trop laquelle.
Tu n’en as jamais rien su de toutes façons.
Tu me regardais dévisager tes mains comme on envisage un écrin
Faire diversion à la perversion
Je n’ai jamais eu la force de te le dire.
Je ne sais pas si je le regrette.
Tu es restée épurée de moi même, et même si
Je reste emmuré dans ma peine
Je ferme les yeux, à y voir, tu sais, ces petites étoiles blanches.

« A force de voler sans elle
On finit par détester le ciel»

Et je vois ton ombre, en surnombre surpeupler mes phrases au conditionnel

21 Nov

Je chute à tes reins
L’air de rien

21 Nov

X fois je me suis demandé
Mais, parce que les équations n’ont d’inconnues que sur les tableaux
Dis-le.
Dis-moi que jamais je n’ai été fait pour toi.

20 Nov

Il a pris un train, côté couchette. Sans surprises, il s’était couché
Elle l’avait regardé, tout à l’heure, s’évader près de la vitre, dans le couloir
On aurait dit un Dalton
Qui cherche un moyen de partir, quitte à ce qu’il soit trop stupide
Le « train-train porte bien son nom » a-il pensé avant de fermer les yeux
« Rien n’y arrive qui ne soit planifié sur un ticket »
Elle n’a rien dit
Il n’a rien vu
Ils ont passé 12 heures l’un à côté de l’autre
Lorsqu’elle est descendu, à travers la vitre,
Il l’a regarda pour la première fois
Hors du train-train, dans une ville inconnue
Il eu juste le temps de regarder le nom sur la pancarte bleue
Le wagon sans surprise repris sa route
Et le Dalton se faisait la malle
Avec la mauvaise valise

15 Nov

Et puis il y a toi
Toi
3 lettres et j’ai l’impression de faire un mot compte triple à 70 points au Scrabble
C’est pas du jeu

14 Nov

Deux regards qui coagulent
Un précipité bleu, chimiquement stable
Et toi, toi qui fais que mon coeur se met à pomper comme un Shadock, dès que je te vois
Le temps d’une bande
Son ou dessinée.

8 Nov

Regarde moi encore
A en étreindre l’infini au dehors des mappemondes

8 Nov

Elle est là. Un peu comme une statue

C’est un Louvre ouvert de nuit
Pour mon cœur qui noctambule
C’est un bateau aux voiles de verre
Qui dévisage le sol à en crever la mer
Elle perce du regard les aphtes du passé
Et t’es là comme un con, le con contaminé

Et les mines personnelles
Qui t’éclatent à la gueule
Ont des gueules d’hirondelles