Archive | décembre, 2012
20 Déc

Tu étais là et tu n’as rien fait
Moi j’avais bien trop peur
J ‘avais le parkinson des yeux
Je regardais partout sauf sur toi
J’ai passé les 10 minutes à défigurer nos ombres qui, sur le sol encore trempé, avaient pris de l’avance sur nous
Je voyais ma main s’égarer sur toi

C’est pire que d’avoir 10 ans et de vouloir demander à une fille si elle veut bien sortir avec toi
Avoir 30 ans et vouloir lui demander si elle veut bien rentrer avec toi

Tu ne disais rien.
Je t’ai souris, mon ombre a embrassé la tienne
Nos corps se sont éloignés
Je t’ai regardé partir

Une autre femme est passée dans la rue et a piétiné ce qu’il restait de nous
Je suis remonté chez moi et j’ai regardé au travers de la fenêtre, mais tu n’étais déjà plus là.
Mon cœur a lâché du lest
Mais il ne s’est pas débarrassé de toi
Je me défenestrerai de lui même avant que tu ne puisses t’en défaire

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19 Déc

Qu’est-ce que tu m’as fait.
C’est mon ombre qui se barre

Je suis fendu. Je ressemble à un vase rabiboché.
Mais l’eau qu’on lui met se vide par les interstices de marbre.

J’ai tellement mal. J’appuie du plus fort que je peux. Mais ça pète de partout.
Je vais finir dans une brocante, au plus offrant.
A mendier tout l’amour du monde.

18 Déc

Je suis en apnée.
Je ne respire plus
C’est la remise des oscars la plus longue de l’histoire de l’humanité
J’attends. Pendu à toi, à tes mots
Des mots qui restent souvent mort nés entre tes lèvres
Tu as la parole avortée
Je n’ai plus envie d’ouvrir un livre, je veux te lire toi, lire tes mots
Lire notre histoire
Lire qui je suis
J’ai les sens dans tous les sens

Et moi j’ai envie de te regarder, d’être fasciné par ce visage que je connais mais que je veux garder intact
Garde moi intact
Parce qu’on ne respire jamais deux fois le même air
Ne me dis pas que tu n’as plus besoin de me regarder pour me voir
Et fais, fais-le avec moi
Une plongée dans le silence de nos regards passés pour respirer sans oxygène.

 

17 Déc

Je me serais bien accroché à toi
Saturer mes mains de ce parfum encore si peu familier
Devenir le touriste sédentaire
Accroché à tes manières
Qui ne serait ni bon Nikon
Mais Coolpix
Qui t’afficherait en 4 par 3
Sur les murs de chez moi
Devenir le touriste sédentaire
Qui saurait presque y faire

13 Déc

Te regarder vivre dans ma vie
Dans mes pulls à peine trop grands pour toi
M’y exploser la rétine, œil pour œil
Dedans pour dedans

Partir ce matin, ton écharpe
Mon écharpe
Où alors on me l’avait donné, je ne sais plus
Je ferme les yeux, je sens
Tes mains de laine passées autour de mon cou
Le parfum de la vie que tu as vécu hier, avec elle autour de toi
Elle a encore ta voix, quand tu as ri, confinée entre les mailles

Je n’ai pas spécialement froid, juste un peu, je suis trop perdu dans mes pensées
Mais instinctivement, je plonge le visage dans le tissu encore imbibé de la chaleur de l’appartement.

Tu es là, tu m’embrasses à 360 degrés.
13 Décembre. 8h38 -4 degrés.
J’ai chaud.

11 Déc

La contorsion de tes peines, pleines de bonnes intentions
Tu me plais
Tu prends la lumière
La lampe de mon appartement, un solarium bon marché
Même le temps s’agenouille pour mieux te regarder
Ce soir, je suis ton spectateur
Absorbé. Par ce corps impénétrable qui prend l’eau

2012-12-09 15.54.44

7 Déc

Je les regarde
Affamé
Les couches épaisses du mille feuilles céleste

Ne m’emmène pas au septième ciel
Tout le monde y va
Ce soir, emmène moi découcher dans l’ailleurs que tu voudras