14 Mai

Je la regarde inexister devant moi.

Le regard fermé à mes yeux insistants. J’ai l’impression d’avoir a faire des pas de plombs vers son cœur à peine perceptible.
Est-ce qu’il bat encore lorsqu’elle boit son café ?

Le souffle coupé, la tartine à peine beurrée.
Un silence qui laisse s’exprimer les sons de la ménagère de plus de 35 ans.
Le lave-vaisselle, la machine à laver, le temps qui passe et qui me repasse un peu plus sur le corps.

Nous parlons la même langue et pourtant ce matin on ne se comprend pas.
Alors on se tait.
Encore un peu plus.

Comme devant un mauvais film, par respect pour les autres qui regardent.

Je voudrais m’approcher, étirer les bons sentiments, agripper la moindre occasion d’un cessez le feu.
Mais la guerre froide n’a pas besoin de feu pour attiser les cœurs armés jusqu’aux dents.

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Une Réponse to “”

  1. Frede mai 26, 2013 à 7:13 #

    Je pleurs

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