21 Juin

Regarder par le fenêtre est quelque chose de totalement inconsidéré. Où que je sois, si mes yeux franchissent le verre, j’ai envie d’être ailleurs.
C’est comme regarder dehors dans un train à l’arrêt. Les trains ne doivent jamais s’arrêter.
Derrière cette vitre qui vire à un plan d’évasion secret, je pense à ton regard.
Quand il traverse et transformerait tous les prismes du monde en petite lumière blanche vers laquelle tu es obligé d’aller.
Tes yeux ont un gout de paradis lorsqu’ils sont de l’autre côté de la vitre.
Au travers du verre, allez vers toi.
J’ai le vertige. J’embrasse les vitres de mon appartement. Elles n’y reflètent que mon visage, alors je ferme les yeux.
La tiédeur de la matière troquée pour la moiteur de tes lèvres en plein mois de Juillet.
L’évasion entre quatre murs.
Et toi, toi qui ne me verrai pas au milieu de la galerie des glaces. Démultiplié. Soustrait par toutes les autres facettes que la terre te propose.
Il ne se passe rien. Et c’est curieux parce que c’est quoi, dix centimètres dans ma poitrine que je sens se serrer jusqu’à se désengorger de tout sentiment.
Mais j’ai l’impression d’être dévasté tout entier.

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