26 Juil

Tu es en face de moi et ton canapé est si grand pour nous deux. Si l’un de nous doit mourir ce sera lui. Je m’anéantis. N’entends-tu pas cette fête foraine silencieuse, arrosée de propane qui s’acharne sous ma chemise ?

J’aimerais que tu la touches, que tu ressentes. Ça me bat. Ça s’acharne dans un silence de plomb. J’ai l’impression de vivre enfin la petite mort.
Celle qui dure, celle qui se propage lentement dans tous les membres jusqu’à te faire perdre la tête. Il y a tout ça. Tout cette vie en flamme alors que sur ton canapé nous parlons d’autre chose. Je me demande si tu le vois au travers de ma main tremblante qui s’encombre du verre à peine servi.

Me donner une contenance. Me contenir.
Je laisse la fête battre son plein, la petite mort faire son affaire, la main trembler si elle ne peut s’en empêcher. Je me laisse faire.
Quitte à ne rien te faire et croître dans mon enfer.

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