25 Nov

Ce sont les brumes implacables, l »histoire intemporelle, incorporelle
Et moi, le chromosome indécis, les yeux  en aquarelle
Un cirque triste. Le déclin des fanfares
J’obtempère, te regarde partir,
Les quais, une terre sainte qui transpire d’un silence
Le néant m’accapare, et mon amour se barre

Le regard qui prend sa dernière respiration, suturer la gorge, l’oxygène qui enchaîne
Les Hommes pleurent mais moi je meurs
Mon amour, je suis fou et je ne pourrais pas
Voir le bateau partir, revenir sur mes pas

C’est l’ancre qui me pèse comme un fardeau de pluie
Sur ma peau ça ruisselle mais je n’ai plus d’abris
Attaché sur la rive, je te vois l’horizon,
Il t’appelle et arpente ses allures de prison

Je m’essuie le visage et j’essaie d’effacer, ton prénom de mon âme mais j’ai l’âme asphyxiée
Je me remplie du vide de ce ciel gris d’Octobre, et depuis quelques heures même mon coeur n’est plus sobre
J’hurle la mort au vieux port, j’hurle à mon héroïne stupéfiante
L’amour en intraveineuse, le manque, la peur, le vide, l’amour en suspension
Je suis seul comme un cri, un christ sans compassion
Pas de chemin de croix puisque je n’y crois plus
Mon amour s’est barré, et tout l’Amour s’est tu.

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