Archive | janvier, 2014
27 Jan

Perdu. Il est là, seul devant sa fenêtre à avorter du temps perdu.
Le son des voitures au loin lui dit adieu
Il se penche sur cet avenir qui ne viendra jamais
Ces ouvertures béantes que nous tend l’horizon.
Transgresser la vie de part en part
Mais ça rouille de partout.
Il a l’air d’un con.
Compulsif
Combattant
Conquérant
Con errant

Sans air. Tout juste bon à avaler la pluie qui tombe.
La fenêtre est trop petite pour offrir l’horizon
Et l’horizon trop vide pour lui donner raison
La flotte s’échappe du ciel pour le raccompagner

Et ne pas montrer, surtout pas,
Qu’aujourd’hui, il a pleuré.

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27 Jan

Le Charme à nu.
Tu es là, impressionnante alors que tu ne fais rien. Ton regard vaguement baissé.
L’air à court d’oxygène.
Charnue. Son regard cède, m’obsède. Précède mon premier pas.
A demi-mot décharner le charme.
Là laisser à nu.
Polaroid pour le souvenir des jours disparus.

Tomber amoureux.

De la chair qui s’acharne à charmer les inconnus
Toi. Un empire enchaîné.
Qui se déchaîne.
Les yeux au fond de moi.
L’amour à la charnière. De la perversité.
Le jour à nu.
Mon corps contre la charrue.
Prêt à rencontrer la chair nue.

25 Jan

Et si le hasard forme des coïncidences mon amour, alors nous coïncideront un jour

17 Jan

Deuil pour deuil
Temps pour temps

14 Jan

Courir. Courir après toi. Avec un souffle au cœur. La blessure des sentiments.
Savoir que jamais je n’arriverai à ta hauteur.
Courir encore. Comme pour se donner une raison à tout ça.
Faire les millions de premiers pas.
Refuser de s’arrêter. Rester encore, à emmerder les faux pas.
A la traîne. A défaut de te la voir porter.
Crier. Raconter des histoires. Vivre à l’intérieur.
J’ai couru des années. A tourner en rond sur une piste qui ne mène qu’à moi même.
Prendre de l’avance si jamais tu t’enfuis.
Etre à côté de toi. A ne rien dire.
Je ne sais rien dire. Je ne sais même pas te regarder correctement.
Une censure inévitable pour une césure intolérable.
Courir. Courir après toi.
Sauter en hauteur. S’échouer sur le sol.
Vaincre les longueur. Mais être encore en retard.
Courir contre une montre.

Qui ne montre plus rien.

13 Jan

Avec toi.
J’ai connu l’ablation des frontières, un corps à prendre.
Étendu, là, en plein sur la terre, exister
La gueule de bois, au milieu de nul part
Ailleurs
Est-ce que ce sont les arbres ou l’ivresse
Qui me pressent
Sans savoir par où commencer. Je voudrais te toucher entièrement, d’un seul geste.
Le gout de la peau, le parfum des cheveux, le son de ta voix troublée
Noué, à hésiter dans un contexte sensoriel exclusivement lié à toi.
Je ferai durer cet instant
Les mains qui se frôlent. Frôler la petite mort.
Les yeux fermés qui se regardent. Je voudrais pouvoir les fermer davantage.
Mon corps tremble. Ressemble à une première fois. Séducteur précoce.
Le contact. Ton visage déposé sur moi, sur mon coeur.
Tu dois entendre le rythme enivré de la machine qui fait vivre.
Je n’ai jamais autant eu la sensation d’être vivant.
Serrer mes bras autour de toi. Rester lucide, réaliser, se pincer, essayer de calmer le coeur, le corps, les mains.
Rester comme ça.
Sourire d’être l’amour avant de le faire.

9 Jan

Rien. Juste le silence.
Et moi qui ai l’air d’un con. Je n’arrive à rien te dire.
Mauvais élève, j’oublie trop souvent le sujet-verbe-compliment avec toi.

8 Jan

J’ai ressenti l’amour. 
J’ai entendu les musiques, les accords au ralenti alors que tu te  décidais enfin à me regarder, cette symphonie tellement marquante, tellement entêtante dont on ne se souvient jamais de qui l’a écrite.
Je vois la musique. Elle est là devant moi. Je veux la demander en mariage, la serrer contre moi, la protéger, la faire rêver, lui faire l’amour, la faire sourire.
J’ai ressenti l’ivresse. Celle des vingts ans, celle qui n’en fini jamais, celle qui ne pense pas au lendemain. L’apothéose du coeur, des cris, des sentiments. Le monde m’appartient alors que tu te tiens là, devant moi.
Je suis ivre. Ivre du temps qui vient de s’arrêter, ivre de la beauté qui t’habite.
Qui es tu.
Je voudrais t’infiltrer sous ma peau, que tu gagnes du terrain au plus profond de moi, que tu me gangrènes, que je n’ai plus qu’à respirer pour te sentir toujours à mes côtés.
Me souder à toi pour ne plus avoir à écouter la musique.
Sentir ta main qui me touche. Une empreinte sur chacun de mes doigts, pour ne plus jamais épouser l’absence.
Sentir ton souffle ralentir lorsque tu t’endors, et pleurer, pleurer parce que te regarder dormir c’est tomber amoureux à quinze ans.
Je voudrais te regarder rire. Rire à en fermer les yeux, rire autour de moi, rire dans chaque pièces de ton appartement.
Rire à s’écrouler sur le sol, à avoir envie de reprendre sa respiration pour sentir la vie qui te traverse.
Tu me touches.
En silence, avec des « si », en musique.
Tu me touches.
Et mes os de verre se brisent pour te laisser libre chemin vers tout ce que j’ai, tout ce que je suis.
La musique continue de jouer, elle me serre le coeur,
Et les quais de seine se déversent dans ma poitrine

 

6 Jan

« Tu sais, je pense à des choses incohérentes la plupart du temps, j’imagine ce que ça doit être d’être une branche d’arbre, la réincarnation, le temps, qui a inventé la notion de temps, pourquoi, comment. Est-ce que quelqu’un a déjà vraiment ressenti la liberté, l’amour, le vide, la mélancolie des grands livres. Les mots, leur sens, quand tu les répètes plusieurs fois et qu’ils ne sont plus qu’un son. Leurs variations de sens en fonction du ton que tu emploies. Comment notre bouche peut être sûre du ton que l’on va employer avant de les prononcer, est-ce que parfois des gens se trompent, est-ce qu’il y a des tons que l’on ne connait pas encore, des couleurs, des formes, des voix, des musiques, des instruments de musique.

Et pourquoi je n’arrive pas à m’arrêter de parler alors que crois moi, je préférerais passer mon temps à entendre ta voix même si tu me récitait la notice de ton micro-ondes. Est-ce que te regarder comme ça c’est le bon ton avec mes yeux. On peut mettre un ton dans les yeux ? Comment tu te vois dans mes yeux, parce que je suis sûr que je n’y suis pas du tout. J’aimerais bien savoir ce que ça fait d’être toi, comment tu me vois, ce que tu lis en moi, à quoi je ressemble vu de l’autre côté. Est-ce que ça ressemble à ce que je regarde dans le miroir. Est-ce que j’ai la tête des photos ratées. Est-ce que j’ai vraiment un profil meilleur que l’autre.
Toi. Parce que je te parle de moi juste par peur de parler de toi. Pourtant je n’arrête jamais de parler de toi aux autres.
Je me fous de savoir si j’ai un bon profil avec eux, et le ton que je prends doit ressembler à celui des films de comédie romantique.
Ils trouvent ça con. Moi j’aime bien. Enfin, je n’ai pas le choix donc je me dis qu’au moins ça a un sens plutôt sympathique. J’aurais pu avoir le ton « dictionnaire » et là, j’aurais eu des doutes sur ma manière de parler.
Merde tu viens de me regarder, tu m’as posé une question et je te parle pendant des heures de tout et n’importe quoi et je suis sur que j’ai l’air totalement idiot. Idiot je trouve ça joli, être un idiot. »

6 Jan

Tu rêves de grands espaces, d’espace. Je n’ai rien.
Les étoiles dans les yeux, essayer de construire un planétarium pour te faire voyager
En restant près de moi.
Ne pars pas. Je pourrai, je suis sûr que j’y arriverai.
Te faire marcher au milieu du ciel,
Transformer ton monde en univers
Juste pour aujourd’hui, demain et les autres heures qui nous rassemblent
Espacer le temps, dans l’espace temps