Archive | février, 2014
22 Fév

Trop habillé pour réussir à te parler, j’essaie de commencer mais je suis encore à quai, à jouer avec les mots, le temps, les autres.
Tu n’imagines pas comme j’aimerais me mettre à nu, déchirer la peau en trop, te faire voir ces phrases bloquées à même la chair.
Ce silence qui transpire sous mes mauvaises habitudes, les yeux moites de ne plus savoir quoi faire.
Il y a t’il seulement un mot pour décrire, écrire, maudire les grands satires qui te font parfois sourire.
Quand je serai grand promis je saurai te parler. Tu fermeras les yeux et je ferai couler, les barrières qui se dressent entre nos deux visages.
Tu me trouveras touchant, tu voudras m’embrasser parce que les bons parleurs ça fait toujours rêver.
C’est marrant parce que tu ne te demanderas même pas si j’y avais pensé, si j’ai envie de toi, si je vais m’embraser.
Et au fond, tu n’auras pas totalement tort, ça se lira partout sur moi. J’aurai les yeux qui crient encore.
Les yeux floutés, brouillés, par tes avances en lingots d’or.

18 Fév

Fuir.
Est-ce que ce n’est pas ça finalement le sens même des choses qui s’abattent sur mon visage
Il fait encore nuit mais je ne dors pas
Rempli d’un trop plein de vide, je fuis
Ça coule de mes yeux sans s’en apercevoir
Ça s’échappe dans un cent mètres vers l’inconnu juste pour se sentir exister
Je ne sais plus quel sens lui donner à ce mot incertain, incompatible avec la vie
Je voudrais courir hors de moi même pour ne plus avoir à me regarder en face
Je voudrais me remplir, déborder, crier, hurler, avoir le gout de vide à moitié plein
Mais assis devant mon verre à moitié vide,
Je n’y vois plus rien.

3 Fév

L’amour lapide les Hommes, mais j’aime y avoir mal
Toi, le bourreau, sans armes
Moi, la victime, en larmes