Archive | mars, 2014
31 Mar

On dirait que Richter lui même est en ébullition sous la peau, fait trembler les os et la chair.
Un orchestre s’envenime au fond de tes pensées et tu te sens dépourvu, d’armes, de défenses, de raison et tu renonces à en chercher une.
Le silence est bien trop épuré, il enveloppe l’oxygène avec ses bras lourds et aimants.
Elle te regarde dans les yeux, tu ressens cette implosion universelle qui, jusque là, n’était qu’une vague idée. D’ailleurs tu n’avais jamais pensé à la portée nucléaire d’un regard plongé dans le tien.
Tu ne sais plus si c’est simplement ton esprit ou toi tout entier qui est imbibé d’une ivresse plus que perceptible. Tes pupilles éclatent sans rien dire, et même si tu sais que ça ne durera que quelques heures, là à cet instant, ce qui domine c’est la sensation que cela ne s’arrêtera jamais.
Elle doit le sentir au travers toi, le rythme infernal, la cadence d’une frénésie cardiaque d’un deux cent mètres nage libre projetée en plein contre son corps.
Tu t’étonnes que sa simple proximité puisse te foutre totalement à l’envers.
Tu te demandes, pour la première fois de ta vie, et ce sera à chaque fois la première fois, si tu vas pouvoir continuer sans te laisser envahir au point d’y rester.
Les secondes rampent entre vos deux corps, seuls, le reste du monde est paralysé. Annihilé.
C’est à la fois effrayant et attirant.
Tout est ralenti. Ou accéléré. Tu ne sais plus faire la différence à vrai dire.
Ce sera toujours trop rapide et trop lent en même temps. Le précipice est vaste et la gravité n’a plus d’emprise sur toi, tu renonces à chercher les réponses, tu ne peux plus, tu ne veux plus.
C’est cet instant. Celui-ci qui va aller te chercher au fond de toi même et qui réussira enfin, à te faire sentir unique
Seul au monde
Égoïste et parfait.

27 Mar

« L’écume qui nous traverse ressemble au précipice
D’un air d’adieu sacré, d’un au revoir tragique
La flotte crève les pavés d’une route sinueuse
Embrasse moi sous la pluie, fais danser ce ciel noir
Pourvu que cet instant s’imprègne dans l’horizon
J’aime tes cheveux mouillés qui trempent sur le boulevard
Tu ressembles aux étoiles qui surplombent les prisons »

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Nouvelle en cours de rédaction

15 Mar

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7 Mar

Le jour où tout à commencé j’étais encore en quarantaine. La vie tranquille, le temps blasé, le rien à foutre des chrysanthèmes.
Personne ne pouvait dépérir, surtout pas toi surtout pas moi, nous on était fait pour s’unir, l’histoire d’amour au triple A.
J’essaie de me rappeler ta voix,celle qui me donnait l’impression d’être un géant un fort, un roi.
Surtout celui des illusions, mais rien à foutre on était deux et rien n’a jamais plus compté
Tu sais
J’ai pas trop pu te dire au revoir, tu m’as virée de ta mémoire. Un virus qui ne se répare qu’à coup de christ sur des placards
Ton visage est inexpressif
Je te parle tu ne me connais pas
Le cœur à blanc, les plaies à Vif

Et pourtant c’est depuis cinq ans que j’ai vraiment besoin de toi. A te parler, tes yeux fermés, le vide dans le bleu qui dégueule.
Sous tes paupières l’eau est salée et laisse les naufragés trop seuls.

J’aime plus la mer son bleu m’agresse, elle ravage tout sur son passage
Ils ont menti c’est pas l’ivresse qui nous détruit
C’est la mémoire

6 Mar

Expatrié du nouveau monde, aux silences que tu ne dis plus
Mon amour j’ai les larmes au ciel, la pluie qui tombe sur nos destins
C’est l’arbitraire corrompu qui toujours fait les imbéciles
Aux chemins qui sont sans issues puisque sans toi la terre s’enfonce, elle avale ma mélancolie, ruisselle, lapide l’hymne à la ronce.
Crois moi mon amour je souris à cet univers qui te porte, cet opéra des sans abris oú seuls les dieux sont tes sourires
Un monochrome pour amoureux sur ta bouche le temps suspendu
J’embrasse l’horizon qui s’avance puisqu’il exporte à ton insu, tes paroles et tes homélies, tes silences et tes habitudes
Comme les gamins sur le trottoir, l’espace vient toujours à manquer
Un océan qui prend la place d’une autoroute sur le pavé
Un soleil noir au fond des yeux tes éclipses sont ma rémission
C’est l’amour insolent du vice, des hommes et de la tentation
Expatrié de l’ancien monde aux silences que j’ai jamais pu
Si te regarder c’est s’éteindre alors j’y laisserai ma vue
Un seul regard au fond de toi Perpétuité dans les mémoires
Un piège à con, un piège à roi
Oú la raison est dérisoire

4 Mar

Je me demande encore quel effet ça lui fait, au silence
Parce que quand toi tu parles, ce n’est jamais moins beau . Le silence est gêné de couper ta parole, alors il fait comme moi : il ne trouve plus les mots

3 Mar

Un puis sans fond qui s’abrutie a se sentir au plus profond
Mais c’est sans toi qu’il faut grandir, et je te jure que ma prison
C’est cette terre qui sans tes yeux, le pessimisme des pauvres cons
A demander a tous les autres pourquoi tu n’as pas su m’aimer
Si tu savais comme j’ai du mal à la côte de cet océan
Puisque sans toi est l’avenir
Puisque les cœurs ont la raison
Qu’on veut bien à tous leur faire dire
Et les martyrs en haut des ponts
Moi j’irai bien y faire un tour histoire d’avoir à raconter
Comment ma belle histoire d’amour
Est un déboire à se noyer

1 Mar

La flamme à bout portant qui t’achève au dedans, qui t’arrache au présent.
A présent je le sais et je n’ai plus d’ excuses, si l’amour est une plaie, ma muse est une écluse.
Mon amour est un genre qui soulève les récifs, et si je suis une flamme, elle, elle est mon essence.
J’ai tellement l’air d’un con jusque dans mon sommeil, en apnée religieuse au silence qui l’appelle.
Vas-y je me confesse entre tes quatre planches, Christ crois-moi tu t’affaisses, elle est une religion.
Ta croix de bois croix de fer est une piètre prison, quand juste en respirant elle saccage ma raison.
Son philtre qui transgresse les valeurs des hommes, tant qu’il existera on arrachera la pomme…