Archive | juillet, 2014
26 Juil

« Tout ça commençait mal. La charpente d’une vie totalement bringuebalante, le corps à vif mais sans jamais le montrer.
La pudeur même d’exister.
Des blessures du paraître, celles qui ne se voient pas vraiment dont aux yeux des autres on ne peut pas souffrir « vraiment ».
La construction d’un être humain est pire qu’un tutoriel Ikea. »

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18 Juil

Derrière chaque porte fermée se dissimulent des plaies ouvertes, béantes et silencieuses.
Tu es là et,
Confinée dans un univers amoindri, la vie.
Tu te sens prisonnière de tout, de toi, des autres et, faut pas te mentir, tu préfères te dire que « c’est la vie »
Pourtant je ne suis pas sûr, est ce le manque d’envie
Qui te pousse à croire qu’en une seconde, quelque part dans l’espace temps tu as cessé d’avoir le choix
La liberté dans des valises qu’on ressort une fois par an, histoire de se sentir vivant
Gamin qui vire au galérien
Le marchand de sable
Le sable des vacances
Le sablier
Tout part si vite et moi aussi tu sais j’en dors pas
Le marchand de sable a deserté depuis longtemps déjà
Mais toute une vie passée à compter les poussières
Ça ne vaudra jamais la présence de ta mère
Le problème c’ est que tu ne sais pas comment lui dire

La vie s’agite, trente ans demain
Traverser l’horizon pour se reconquérir
L’aéroport muet et moi les larmes aux yeux
7000 bornes à mes pieds de gamin silencieux
Je dis rien mais tu sais, un an et demi sans toi
C’est le temps qui fait mal, c’ est partager la vie
Dans une fenêtre qui fait 8 centimètres et demi
La technologie change mon regard sur les choses
Je te vois, tu me vois et on ne voit pas d’osmose
On parle et on résume ce que la vie nous vole
On est deux libertaires qui se croiraient en tôle
7000 soupirs distants, 7000 je t’aime tellement
7000 fois à vouloir et à perdre du temps