7 Oct

Il avait pleuré. Comme une première fois, quand tu essaies de reprendre ton souffle et que tu n’arrives qu’à resserrer, plus fort et plus profondément les cordes nouées, rageuses et incompétentes de ta gorge.
Sa respiration était devenue hurlante mais il n’était pas mort.
Ce qui ne te tue pas te rend presque mort.
Il ne s’est ni senti plus fort, ni plus courageux, ni plus animé par l’envie de se débattre.
Il est resté prostré à prier.
Pour personne.
Pour occuper son esprit quelques minutes, faire diversion à la douleur.
Prier, c’est Crier en Paix.
Les larmes sont restées, égratignant son visage défiguré d’absence et puis, il a cessé de prier.
Il n’était pas plus fort, pas plus mort.
Il était vivant comme un Christ au point de croix.
Pour faire beau.
Pour laisser l’espoir.
Pour prendre la poussière.

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