21 Oct

J’aimerais vraiment, te raconter, ce matin quand j’ai ouvert les yeux sur le ciel qui m’appuyait sur le cœur, cathédrale dans la poitrine, qui s’émancipe et prend la place du cœur tendre, sensible et malheureux.
Quand je suis partie. T’as vu j’ai mis un « e » dans mon texte.
Et que j’ai marché sur les trottoirs encore endormis, glacés, piétinés d’existence lourde et insouciante. Mon pas qui s’enferme dans le bus. Rejoindre la même place, celle qui me donne vue sur la ville, les gens, la pluie. La musique, volumineuse qui me chante « sans toi tous les levers du jour ne se relèvent pas ».
Les visages familiers du bus de 6h54, que je me demande s’ils se souviennent de moi, la fille collée à la vitre pour violer l’horizon.
L’attente inutile. La colonie de mouette qui me rappelle Brest et Plouarzel. Leur tirer un portait pour donner un sens à ce temps d’attente car, tu le sais, je déteste perdre mon temps.
L’écran, les mots qui défilent. Je me fais 30082 fois l’alphabet sous mes yeux. Combien de fois ça peut écrire ton prénom.
Rire, sourire. Retrouver la pluie et attendre l’hiver. Je me demande si tu connaissais un peu Montréal.
Vouloir de la neige pour avoir le meilleur prétexte de rester un gosse, se laisser tomber par terre.
Il neige demain.
Alors je vais attendre. Essayer d’avoir 10 ans, demain.
Mon trottoir couvert d’innocence.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :