29 Oct

Quand c’est ta robe qui porte au loin, l’hémisphère sud quand tu t’élances, deux cent degrés dans les artères, je tire sur ma cigarette, mais c’est toi qui me crame.
La fumée qui suit la cadence, s’extirpe du fond de mes poumons.
Réflexion que je me fais à moi même : fumer tue certainement moins vite que ta robe qui s’envole un peu.
Il fait un ciel décoloré, j’aime quand je te regarde, ça ressemble au printemps un soir d’été indien. Putain il fait si chaud dans tes expirations, j’aimerais y boire un verre.
Accoudé à ta robe du soir.
Laisse moi refaire le monde, adossé à tes airs, donner la mer à boire aux idiots qui s’ignorent. On pourrait s’échapper, se barrer loin d’ici. Il pleut sur tes sourires, le pavé qui s’éclaire, t’es belle quand tu t’en fous des heures que l’on dérobe, au temps si imparfait des autres encore en vie.
Athée des religions, à tes mains qui s’expriment. Embrasse moi suspendue entre hier et maintenant, j’aime quand tu prends le temps de consumer mes veines.
Un incendie courageux, mais pas téméraire.

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Une Réponse to “”

  1. Julie novembre 14, 2014 à 1:37 #

    C’est magnifique !

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