6 Nov

Encore ne pas dormir, répéter les mots, vouloir l’impossible, s’enfuir, aller simple mais compliqué. Paradoxe assez subtil tu trouves pas? Encore la pluie, encore les autres, silence, ton regard, il perce, il rentre, il s’insinue, il laisse des traces, il catapulte des images, il fait brûler, cramer, incandescent, non : indécent.
Encore le silence marbré, lourd, laiteux, profond comme celui des églises de petits villages où plus personne ne va, sauf le dimanche.
Un silence d’église communale un mardi à l’Aube, laissée ouverte par erreur.
Encore la grâce, l’allure, la délicatesse, le printemps aux poignet, encore aimer le parfum des rues, des ruées, des ruelles.
Encore croire que quelque chose de bien peut arriver, d’inconcevable, de surprenant. Dépaysant, s’extraire du pays, aller chercher cet encore qui te fait tellement l’ailleurs, le dehors, la bouffée d’oxygène. Bouffer l’oxygène.
Encore respirer, parce que tant que nous sommes vivants, encore, nous avons la possibilité de v’Ivre.

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