17 Nov

La pression primale. La tension monte. Les mains sont serrées et tu sens que même si tu le voulais tu ne pourrais pas dévisser le poignet, atténuer le coup. La peau toute entière s’encastre sur le mur. Ça tape, l’écho du cœur agité, affolé, suffocant. Vouloir laisser sortir un cri, lâcher tout ce qui t’entoure et te mettre à t’enfuir, loin, plus loin, plus profond dans la nuit qui s’est abattue dans les rues d’un seul coup.
Tu ne sais plus si c’est vraiment toi qui est en train de courir. Tu te regarde d’en haut. Tu te trouves con. Tellement con que tu t’arrêtes. Genoux à terre.
Tu ne sais même plus si tu dois rire ou pleurer. Même tes propres larmes essaient de te fuir.

Tu regardes au dessus de toi. Il n’y a rien. Rien.
Tu vas rester là, un peu. Imaginer être unique dans cette immensité déserte, regarder le noir limpide de cette nuit naissante, te sentir petit. Petit.
Matière première de seconde main.

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