20 Nov

Je voudrais pouvoir arracher, déchirer, racler tout ce qu’il y a de mauvais en moi et le rendre à la face du monde. A nu, sans artifices. Jeter de l’essence sur les plaies de l’intérieur, que ça fume, que ça transpire, que ça te foute sur la gueule comme tu te fous de la mienne.
J’hurlerai tellement fort au plus profond de toi que tu te sentiras vide, résonnant, creux, insipide, vulgaire.
Je me lancerai à ta poursuite comme quand on court après sa jeunesse, son premier amour, sans m’arrêter jamais, avant d’avoir réussi.
Frapper le sol pour qu’il arrête de te projeter sur lui. Creuser, enterrer, recouvrir,  plonger les doigts dans la terre. Triturer ta présence, te crier ma rage incontrôlable, inguérissable.
C’est pas que tu brises ce que tu touches, c’est que tu détruit ce que tu regardes.
Alors ne regardes plus.

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