Archive | janvier, 2015
30 Jan

Pas le choix, faut s’accepter, faut s’aimer, faudrait presque tomber amoureux de soi-même pour être à même d’aimer les autres. Ou faudrait tomber sur son alter ego. Mais je finis par me dire que c’est moi que je cherche au travers de tous ces visages de femmes aimées.
Mais alors, il me reste quoi? Comment on différencie l’amour de soi et l’amour des autres? L’amour des autres et le vrai amour? Le vrai amour et le grand amour?
Faut arrêter de chercher. C’est ça que tu penses, c’est ça que tout le monde pense. Mais moi j’ai peur, peur que plus personne ne m’aime. Plus jamais. Plus autant. À partir de quand nous avons moins de chances de rencontrer quelqu’un qui vaille le coup?
Faut sortir, faut se montrer, ce qui revient à chercher.
Faut être heureux pour attirer le regard, mais pour être heureux faut aimer.
On nous donne un tas de préceptes prêts à bouffer alors qu’ils se contredisent tous. Je ne sais pas, et puis même si on ne dirait pas, j’ai toujours eu du mal à trouver une fille vraiment jolie et intéressante à mes yeux.
Faut qu’elle soit dans un autre monde, qu’elle aime les mots, la mélancolie, la musique, la vie, l’art, la liberté. Faut qu’elle rie comme si le soleil ne rayonnait que sur toi. Faut que quand elle te regarde tu te rétames par terre. Faut qu’elle te surprenne, qu’elle ait les cheveux longs, des mains gracieuses, un corps élancé en un mouvement délicat. Faut qu’elle soit passionnée, folle, têtue et surtout, surtout, faut qu’elle m’aime.
J’ai l’impression que je ne saurai plus me faire aimer.
J’ai l’impression qu’elles ne sont pas si nombreuses, dans la vie, les femmes de ma vie.

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28 Jan

C’est à toi que je parle aujourd’hui. Toi et tes yeux que je ne vois plus depuis plus d’un an. Toi et tes bras qui ne m’ont pas pris depuis quelques éternités.
Ce creux est devenu un trou, puis le trou des falaises à s’en faire gicler des larmes tous les jours.
Tous les jours.
Tous les jours.
Toi. Toi dont chaque geste a une répercussion. Tu ne dis rien et je me prends un holocauste en pleine gueule.
Je n’ai plus d’identité. Je n’arrive pas à me construire, j’ai trop peur, trop peur qu’on me laisse.
Ces jours où je me sens tellement en retard sur les autres. J’ai fini par ne plus les compter. J’ai fini par ne plus m’aimer.
C’est pas ce que tu voulais, mais le résultat est le même.
Le physique est pas dégueulasse, mais à l’intérieur, c’est désastreux.
Alors je serre le poing, je ferme les yeux et je me le jette au visage.
Je ne retiens pas la force. Mais après tout, j’ai bien appris, c’est comme ça qu’on fait non?
J’ai pas les armes. Je suis face à la vie armée d’un pauvre regard terrorisé.
Toi. Toi qui me heurtes sans arrêts, au point que je n’arrive même plus à savoir où tu ne m’as pas fait mal. De la nitroglycérine dans un corps de porcelaine.
Tu vas me foutre le coup de grâce et crois-moi, je vais pleurer jusqu’à ce qu’il ne reste plus d’eau à verser. Renversée.
Comment croire encore en quelque chose. En l’amour. La stabilité.
Jolis mots pour musées bien sous tous rapports.
J’y crois toujours. Religion. Terrorisme. Ça se tient, croire en quelque chose que l’on a jamais vu.
Ces failles comme des taches de naissance.
Je ne ressemble à rien de l’intérieur, j’ai juste un univers à moi, l’envie de tout donner, si tu savais, tout cet amour à la con qui circule coûte de coûte. Il est pathétique.
Mais je ne trouve plus aucune paire de mains assez douées pour te faire enfin taire.
Alors, d’un geste machinal et désespéré, je fais glisser mes doigts sur ma joue un peu salée, un peu désorientée.
Les yeux fixant le néant silencieux.
« Ça va aller Mon Cha, calme-toi. Tout va bien se passer. Je suis là. Je ne te laisserai jamais, tu ne seras plus jamais triste, plus jamais seule. Plus jamais. Je te le promets. »miiiii

28 Jan

« Je te disais les mots que les idiots ne disent pas sobres, de peur de passer pour des imbéciles. »

27 Jan

Le genre de journée qui ressemble à  l’allégorie d’un sourire.

22 Jan

J’ai dans la tête des contradictions, constellations du bout du monde qui jonchent le ciel de part et d’autre.
Le ciel ressemble à une déchetterie. On sait plus quoi y mettre.
Les étoiles deviennent des truffes célestes.
À moins d’avoir été traité comme un chien, pas sûr que tu saches les trouver.

20 Jan

J’ouvre grand les portes de mon corps fatigué, prête à dégueuler le trop plein de toi dans la théorie.
J’enfonce les doigts le plus profond que je le peux.
J’y mets tous mes hauts de cœurs, mais je reste toujours aussi bas.

16 Jan

Projet titanesque d’un an.
Rendez-vous en 2016

cons

15 Jan

Je ne sais pas par où commencer
Parce que je ne voudrais pas avoir à en finir.

13 Jan

-« Faut plus battre. Faut que tu arrêtes. Morceau bien amoché.
T’as fait la guerre ou quoi? On va dire ça. T’es beau mais t’es encore trop con. Les amours c’est pour les grands, toi tu es si petit.
Regarde toi, t’as la gueule d’un gamin qu’a pas vécu sa vie. Tu t’y prends mal, puis tu m’emmerdes à rester là. Qu’est-ce que tu veux?
Tu me regardes comme si j’avais la solution.
La solution c’est d’arrêter d’avoir des putains de bidons d’essence au fond des yeux auprès des regards incendiaires.
Arrêter l’héroïne. Les amours dans des cuillères ça vient ronger de l’intérieur.
Avale, recrache avec un air conquérant. Ils aiment bien ça quand t’en a rien à foutre, les cheveux longs qui te font du lierre tout autour de ton cœur agité comme un chien. »
– « Je crois le « bois », je crois le « faire », et si je mens pas? »
– « T’iras en enfer… »

12 Jan

« Le goût de la vie, à quoi ressemble t-il?

Je regarde dehors mais je n’arrive pas à y foutre un pied. Ce n’est pas le froid, ni la neige, c’est ce vide. Cette transition qui commence dans ma vie me fait peur, si tu savais. Je viens peut-être de passer la moitié de ma vie, et je me retrouve au milieu de ces questions existentielles, mon existence en demi lambeaux.
Cette solitude, j’ai du mal à l’apprivoiser. M’appuyer sur moi pour remonter prend plus de temps que prévu. Entre les rires et les pleurs, la bipolarité au fond des yeux.
Je vais bien même si tu ne t’en fais pas.
J’ai juste le mal d’un siècle qui ne vient que de commencer.
Chavirer et s’exploser sur les récifs amers. Je ne sais plus nager tu sais.
J’aimais ça naviguer le long des plaines des nuits sans lunes.
Ivresse à rater lamentablement sa catharsis. J’arrive pas à expier, j’arrive pas à pardonner, j’arrive pas la foi.
J’ai toujours autant cette sensation d’écho trop répétitif au fin fond des mémoires.
Je ramasse tout ce que je peux. Je veux une armure de titan. Je vise plus haut encore. Plus rien ne me fera mal, un jour, quand mon cœur sera devenu une usine entièrement pare-balle.
J’aimerai ma belle petite gueule atypique plus que n’importe qui. »

Introspections, II