2 Jan

T’aimer. Esprit nocturne. Imaginer le tableau. Dresser l’esquisse délicate de quand tu t’insinues sous les paupières, la nuit. Ton air intimidé.
Tes yeux détournés et ton sourire qui lui ne me quitte pas des yeux. Inspiration brûlante à peine retenue, c’est un bordel dans mes gestes qui essaient à la fois de te regarder et de te retenir.
Viens m’envahir. Recouvre chaque centimètre carré.
Je ne veux plus trouver ma peau et la faire, cette évasion à même ton corps. Faire le mur à l’existence et vivre. Vivre à t’en éclater de l’intérieur.
Mais viens putain, ils ne nous regardent plus. Et moi je ne regarde que toi.
Comme je les aime les mots. Comme ils peuvent dire tout. Tout. Ils peuvent te regarder dans les yeux et te dire « c’est un bordel dans mes gestes, ta bouche à pleine bouche ». Pour l’émotion. Pour le spectacle. Pour plaire au lecteur.
Il a envie de les voir ses deux bouches qui se rencontrent à pleine vitesse. Il veut regarder dans les yeux des personnages. Est-ce qu’elle a ouvert les yeux ? Est-ce qu’elle l’a regardé ? Est-ce que l’autre a tremblé ? Est-ce qu’il a resserré ses bras autour d’elle ?
Il veut lire l’émotion. L’envie. La convoitise. Le vice. Ces préliminaires à l’amour qui te font te sentir invincible. L’héroïne un tantinet poétique.

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