28 Jan

C’est à toi que je parle aujourd’hui. Toi et tes yeux que je ne vois plus depuis plus d’un an. Toi et tes bras qui ne m’ont pas pris depuis quelques éternités.
Ce creux est devenu un trou, puis le trou des falaises à s’en faire gicler des larmes tous les jours.
Tous les jours.
Tous les jours.
Toi. Toi dont chaque geste a une répercussion. Tu ne dis rien et je me prends un holocauste en pleine gueule.
Je n’ai plus d’identité. Je n’arrive pas à me construire, j’ai trop peur, trop peur qu’on me laisse.
Ces jours où je me sens tellement en retard sur les autres. J’ai fini par ne plus les compter. J’ai fini par ne plus m’aimer.
C’est pas ce que tu voulais, mais le résultat est le même.
Le physique est pas dégueulasse, mais à l’intérieur, c’est désastreux.
Alors je serre le poing, je ferme les yeux et je me le jette au visage.
Je ne retiens pas la force. Mais après tout, j’ai bien appris, c’est comme ça qu’on fait non?
J’ai pas les armes. Je suis face à la vie armée d’un pauvre regard terrorisé.
Toi. Toi qui me heurtes sans arrêts, au point que je n’arrive même plus à savoir où tu ne m’as pas fait mal. De la nitroglycérine dans un corps de porcelaine.
Tu vas me foutre le coup de grâce et crois-moi, je vais pleurer jusqu’à ce qu’il ne reste plus d’eau à verser. Renversée.
Comment croire encore en quelque chose. En l’amour. La stabilité.
Jolis mots pour musées bien sous tous rapports.
J’y crois toujours. Religion. Terrorisme. Ça se tient, croire en quelque chose que l’on a jamais vu.
Ces failles comme des taches de naissance.
Je ne ressemble à rien de l’intérieur, j’ai juste un univers à moi, l’envie de tout donner, si tu savais, tout cet amour à la con qui circule coûte de coûte. Il est pathétique.
Mais je ne trouve plus aucune paire de mains assez douées pour te faire enfin taire.
Alors, d’un geste machinal et désespéré, je fais glisser mes doigts sur ma joue un peu salée, un peu désorientée.
Les yeux fixant le néant silencieux.
« Ça va aller Mon Cha, calme-toi. Tout va bien se passer. Je suis là. Je ne te laisserai jamais, tu ne seras plus jamais triste, plus jamais seule. Plus jamais. Je te le promets. »miiiii

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