24 Fév

Mardi 24 Février

Quelques blessures. De celles qui renforcent. Je m’apprête à faire le chemin inverse. Beaucoup de sourires et d’étreintes comme on en fait plus.
Toi, tu n’es pas venue. Je n’attends plus rien. Faire entrer dans la vielle caboche de 30 piges qui n’a jamais rien pigé à tout ça.
Mais je vais la réussir, mon évasion vers la liberté. Je n’ai plus peur d’être seule car maintenant je sais que je ne le serai pas, même si tu n’es pas là. Ils me l’ont bien montré, ces visages familiers, amicaux, inconnus.
Le cerisier s’est assis à côté de moi. J’ai allumé une cigarette et nous avons parlé. J’ai regretté de ne pas avoir de connaissances en ornithologie car l’oiseau qui me répondait m’a vraiment écouté.
Je parlais, il se taisait. Je me taisais, il sifflait.
Mieux vaut parfois ne pas savoir.
Les larmes sont sorties sans faire de bruit. Presque en s’excusant de vouloir être les dernières.
Faire la paix avec tout ça et rentrer accompagnée de leurs yeux, de leurs bras, de leurs « je t’aime » au travers de la vitre de la bagnole paternelle. Avant de partir précipitamment.
J’ai eu le souffle coupé.
La pompe à pompée plus fort dans la carlingue du gosse que j’étais.
L’avion m’attend. Je t’avais dit que je n’attendrai plus rien ni personne, et je n’ai qu’une parole.
Lever les yeux aux ciels.
Montréal, je rentre à la maison.

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