7 Avr

Le tour du monde quand tu m’embrasses.
Des voiliers en pleine tempête, des océans qui s’enflamment, les villes qui se liquéfient sous mes yeux impuissants.
Je me laisse emporter, je ne lutte plus. La submersion vers l’ascension.
Je prends de la hauteur en creusant un peu plus contre ta peau.
Terrée au fond de toi, le cœur s’emballe, se noie, sursaute, coule, inexorablement contre le tien.
Le tour du monde au ralenti, mais à en avoir quand même le souffle coupé.
Embrasser la culture. La voix. Ton rire et ce putain de regard qui me transporte.
Qui m’emmène n’importe où.
Exalter, exulter contre toi c’est le monde dans ses ruelles perdues, ses impasses dissimulées.
C’est les sous-sols des monuments historiques, c’est le parfum des plafonds inatteignables d’Italie, c’est la fin d’un marché français quand il ne reste plus rien.
C’est le monde, autrement. La terre est plate.
L’imagino Mundi inversé, renversé.
Le soleil tourne à contre sens.
La neige d’avril me fait sourire.
Le macrocosme, sens dessus dessous.

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2 Réponses to “”

  1. Laurie Fp avril 17, 2015 à 8:50 #

    C’est tellement, mais alors tellement beau … J’en oublie la pluie contre les carreaux.

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