21 Mai

Faire s’étendre l’univers dans les recoins de ses lèvres, entre’ouvertes, prêtes à bouffer le monde entier, les heures, le temps, les absences, les silences, les regards oniriques et les quelques soupirs frénétiquement posés à même la chair.

Bien sûr que j’ai mal. J’ai mal à chaque foutue seconde irrespirable interposée au milieu de nos séparations.
Au-dessus du vide, je me balance pour m’élancer, le plus vite.
Mon dieu. Faites que ça passe vite les heures inutiles à attendre pour donner sens, reliefs et effluves à l’air qui m’accompagne.
Si tu savais combien j’ai voulu de ce regard depuis ces quelques heures.
Si tu savais combien il semble plus simple de ne plus dormir plutôt que de s’effondrer au milieu des draps solitaires, incapables et silencieux.
Je cours, frénétique, convaincue, arbitraire pour laisser jaillir les sourires de gosse qui n’y croit pas.
Mais j’y crois.
Et je crois qu’elle le voit.
Alors je ne dis rien, je souris de cette ride d’enfant de trente ans au milieu de cette confiserie. Insouciant.
Certain d’avoir, dans mes poches, assez de courage pour la cambrioler toute entière.

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