16 Juil

La rue est trop calme. Beaucoup trop calme pour te laisser t’enfuir au milieu de ses bras endormis. Les miens te serrent et veulent te garder encore, un peu. Une seconde. Attends-moi.
Pas assez de ton parfum matinal contre ma joue marquée par l’oreiller. Attends-moi. Pas assez de ta bouche qui vient s’appuyer contre mon sommeil qui se réveille, et mes yeux entr’ouverts qui te regardent partir. Qui te retiennent.
Attends-moi.
Parce que ces matins sans toi. Parce que ces secondes où tu pars, je ne veux même plus regarder par la fenêtre. Je voudrais juste entendre ton pas courir, remonter. Mes pas, descendre, te rattraper.
Reste avec moi. Le reste du monde ne saura pas me faire oublier que tu es partie.
Reste avec moi. Courons dans ces escaliers.
Embrasse-moi. Jusqu’à aller me chercher là où je ne savais pas que tu pouvais aller.
Rentre chez nous. Ferme la porte. Aujourd’hui et les autres jours, te voler au présent parce qu’on ne sait jamais.
Parce que si je meurs demain, je n’en regretterai rien.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :