Archive | août, 2015
25 Août

Est-ce que tu te souviens de moi cette première fois?
Les mains sur toi comme deux pamphlets plus très sûrs d’eux.
Trembler un peu, mon cœur te tire dans le dos.
Tu ne te retournes pas  et j’espère, j’espère que derrière ta robe tu as senti les contretemps, qui ne savent plus compter, ricocher sur ta peau.
Nos mains se joignent pour parfaire le geste.
Je soupire certainement de paroles inaudibles
Je souris sûrement parce que tu ne vois pas.
Tu te retournes, tes yeux giflent le reste.
Je resterai debout
À genoux devant toi

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24 Août

J’ai un peu froid. Ta veste sur mes épaules.
Comme des bras qui me serrent, mais dans lesquels n’importe qui
Pourrait rentrer.

20 Août

Et, à la manière d’une trop longue apnée, j’ouvre les yeux, la gueule débordant à en vomir, de ces images, à bout de souffle, anéantie, me demandant seulement si un jour, elles n’existeront plus.

5 Août

C’est une scène au ralenti mais qui fait s’accélérer ton cœur.
Quelque chose à 4800 images par seconde, mais qui prend son temps.
Elle s’avance et chaque pas, chaque mouvement est un Haka en pleine gueule, le cri d’un opéra, la guitare que l’on explose sur la scène.
Quelque chose qui ne te soulève pas, mais qui t’emporte.
Ce n’est rien, vous aviez rendez-vous et tu le savais.
Cela fait maintenant cinq ans que tu la regardes te rejoindre à la table d’un restaurant.
Cinq ans.
Huit cent cinquante-neuf hakas
Puccini greffé à même le cœur
Des kilomètres de cordes brisées

Elle s’assied à côté de toi. Te regarde avec cet air familier que tu connais par cœur, et pourtant, c’est une première fois à chaque dernière fois.
Tu ne dis rien, ta main tremble un peu.
Elle croira que tu as froid.
Sa douceur t’émeut.
Tu ne diras rien.
Elle saura.

4 Août

On se dit je t’aime au travers un écran avant de raccrocher comme pour donner sa dose d’endorphine à l’âme d’enfant.
L’enfant répond machinalement, ça fait longtemps qu’elle n’y croit plus. Ça fait longtemps que les je t’aime ont la portée sémantique d’une interjection. Ça donne du rythme à la phrase. Ça clos le débat et c’est tout.