5 Août

C’est une scène au ralenti mais qui fait s’accélérer ton cœur.
Quelque chose à 4800 images par seconde, mais qui prend son temps.
Elle s’avance et chaque pas, chaque mouvement est un Haka en pleine gueule, le cri d’un opéra, la guitare que l’on explose sur la scène.
Quelque chose qui ne te soulève pas, mais qui t’emporte.
Ce n’est rien, vous aviez rendez-vous et tu le savais.
Cela fait maintenant cinq ans que tu la regardes te rejoindre à la table d’un restaurant.
Cinq ans.
Huit cent cinquante-neuf hakas
Puccini greffé à même le cœur
Des kilomètres de cordes brisées

Elle s’assied à côté de toi. Te regarde avec cet air familier que tu connais par cœur, et pourtant, c’est une première fois à chaque dernière fois.
Tu ne dis rien, ta main tremble un peu.
Elle croira que tu as froid.
Sa douceur t’émeut.
Tu ne diras rien.
Elle saura.

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