11 Sep

Et puis il y a eu ce jour, ce jour où j’ai ouvert les yeux si grands sur toi que j’ai cru que tu englobais tout mon univers. Panoramique, tu emplissais tout mon champ de vision, comblais les horizons, redressais les perspectives.
Je te regardais si intensément que même cligner des yeux devenait un supplice. Te perdre de vue. S’aveugler par réflexe biologique. Je sentais l’air remplir les pupilles, piquer la rétine, mais je ne bougeais pas.
On aurait pu rester comme ça encore longtemps.
Tu m’as dit « viens plus près », j’ai plissé les yeux, mais tu as quitté mon champ de vision.
Alors j’ai fermé les yeux et inspiré le parfum de ce paysage que je fixais depuis plusieurs minutes.
Les fragrances d’une vue imprenable sur notre existence.
On y respirait la vie plus que dans les cheveux d’un nouveau-né.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :