2 Nov

Tu as posé ta tête sur mon corps. L’effervescence de ce simple geste, idéal. La puissance décuplée. Tu as traversé les couches de l’épiderme jusqu’à l’épicentre. Tremblements de ma terre. Le chaos dans un calme retentissant. J’ai le souffle qui éructe. J’inspire. Ça ne semble jamais vouloir en finir de me faire du bien.
Ta voix me dit que tu es bien. Je ne peux rien faire d’autre que de continuer cette inspiration exponentielle. J’ai l’impression de trier l’air qui m’entoure pour ne prendre que l’oxygène. Celui que tu viens de donner à ma peau, en lui parlant si près. La chaleur de tes paroles qui coule, lentement sur la chair.
Ma main te prend dans ses bras. Le visage s’appuie davantage. Je m’écroule dans ce plaisir qui te ressemble. Je souris. Nuls doutes que tu entends le capharnaüm dans la cathédrale thoracique. Le silence et le bruissement des fanfares d’un seul cœur.
Il passe à travers toi. Il est encore plus beau. Grandiloquent. Majestueux dans sa religieuse existence.
Tu transformes le moindre de mes soupirs en grandiose.
J’ouvre les yeux.
Un seul être vous manque et tout est fantasmé.

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