16 Fév

J’avais pensé que tu viendrais vers moi, tu sais, comme parfois, sur les écrans de cinéma, les femmes s’accrochent au bras, ne détachent plus leur regard, deviennent contemplatives.
J’avais imaginé que tu commencerais à me parler de ton enfance, que nous aurions marché toute la nuit, tu sais, comme ils le montrent dans les jolies histoires. Que le froid ne semble jamais atteindre ceux qui tombent amoureux.
Je veux dire, si ils nous le montrent c’est que cela doit exister.
J’ai cru que cette image était la réfraction parfaite de l’amour des premiers instants. Scientifique.
Plus tard, nous avons marché dehors.
Tes rires noctambules teintés d’ivresse. Notre trajectoire imbibée de l’aube encore aux abris pour quelques heures.
Le froid, qui nous a finalement rattrapés et que nous giflons de nos voix qui se racontent pour la vingtième fois.
Ta peau, miraculée, évidente et prophétique s’élève au-dessus de moi.
Ce n’était pas la première fois.
Et c’est peut-être ce que je n’avais pas compris, car ils ne nous disent pas au cinéma au bout de combien de fois, la scène est finalement réussi.

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