4 Mar

Où es-tu?
Je me suis fait la courte échelle pour t’atteindre. Trop courte. Elle porte bien son nom.
Le ciel n’est qu’une conspiration au conditionnel.
Je ne peux pas regarder en l’air et imaginer que tu y sois.
Vaporeuse, toute en légèreté.

Les mots ont beau me faire du charme avec leur tonalité envoûtante, ils ressemblent à des foulards en soie.
Des mots aux allures de sirènes.

Je n’ai pas besoin d’eux pour m’effondrer sur des rochers.
Elles ne chantent même pas aussi bien que toi.

Au fond.
Je ne crois que ce que je crois.
Et je ne les crois pas.
Bibles bon marché. Vendeurs de rêves au sablier rempli de graviers.
Chaque minute qui passe est un ricochet dans le vide.
Tu n’es plus là.

Je ne baisse pas les bras.
Pour ne jamais cesser de te rattraper au vol si jamais tu revenais.
Dans la contradiction d’un pari de Pascal, in extremis, j’y crois.
Mais ne t’en fais pas.
Ne t’en fais pas.
Regarde-moi, je vais la réussir ma vie.
Parole d’apatride momentané.

Je suis partie loin de là où tu n’es plus.
Aller voir ailleurs si j’y fuis.
C’est arrivé loin de chez nous.
Montréal en février, Immaculée.
Linceul sur mesure pour endeuillés.
Tu y crois toi?
Ne t’en fais pas, moi non plus je ne le savais pas.
Du Québec à tes bras, il n’y avait qu’un pas.

Avec elle, les échelles n’ont plus de barreaux.
Plus de prison. Plus d’inaccessibles.
J’ai fini par lever les yeux au ciel et je t’ai souri.
Finalement… Tu y crois toi?

Dans mon enfer peuplé de conditionnel
La condition, c’était elle.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :