29 Mar

Dans la chute il y a le silence qui se féminise.
Et pourtant, à se prendre les pieds dans la réalité.
Dure. Amputante.
Je continuerai d’être comme
Ceux qui écrivent comme s’ils respiraient mieux, qui respirent comme s’ils pouvaient vivre mieux.
Ceux qui pensent que l’exceptionnel est un quotidien réussi

Ceux qui ont volé toutes les putains d’étoiles du dicton à la con des parents cambrioleurs d’immensité.
Ceux qui voient plus loin à défier l’horizon, qui trouvent les boulevards trop étroits pour être inspirés.
Ceux qui pleurent parce qu’ils ont peur, les magnifiques dans la laideur du diurne.
Ceux qui ne savent plus s’arrêter, ceux qui n’en ont jamais assez.
Ceux qui se tapent un rail de rêve avec des doutes.

Vous les voyez vaincus, mais ils sont conquérants.

Ceux qui veulent aller perforer l’Amour, l’extraire de la réalité, le changer, défier les mauvaises parodies américaines de la perfection.
Qui sont assoiffées de se noyer dans l’émotion.
Cette putain qui fait mal.

Ceux qui sont voués à l’exception, pas forcément jolie, toujours à couper le souffle.
Ceux qui luttent en s’abandonnant dans les vices et qui exultent, sauvagement, leur rage d’exister.
Ceux qui ont tout à raconter, à vivre, à envahir.
Indociles et infatigables ils n’attendent pas, provoquent le désir, excitent l’univers, aiguisent leurs émois.
Pour tout ressentir. Pour ne rien laisser.
Faire la curée de vivre pour que l’autre s’enivre

Ils érigent l’Amour proxénète. L’amour maquereau.
Ça sent la mère.
Le syndrome d’Œdipe pas fini. À l’envers. Ils suintent de carences béantes à remplir.

Leur voracité n’a d’égal que leur régal lorsqu’ils farcissent leur cœur de battements désordonnés, précipités et colossaux.

Ces affamés animés, ou animal d’aimer.

Mais cette fosse, dans leur cœur, est une bouche grande ouverte prête à bouffer l’ardeur.
Prête à t’aimer, à te donner l’immensité, à ériger des cathédrales.
Prête à te regarder tellement fort, à perforer avec délicatesse le moindre de tes gestes comme une consécration.
À mettre en alexandrins le moindre de tes mouvements pour le rendre plus symphonique, plus vertueux, plus imposant.

Ils ne sont pas méchants, ils remplissent LE NÉANT.

Ils sont dans la délectation
maladroite, parce que trop acharnée
Impossible à contenir, difficile à cacher
Ils sont sujets de la passion
Du verbe, ils n’attendent que les compliments.

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