29 Sep

Il est de ces impossibles souvenirs qui nous arrachent à nous-même.
Nous ne serons plus jamais pareils.
Nous resterons silencieux, refermant au fond de nous les plaies comme un faux pli.
Comme un ourlet qui se défait.
Nous resterons beaux à marcher dans les rues. Mais dévastés.
À machinalement passer et repasser les doigts sur le faux pli. Pour oublier.
Pour faire comme si on était indemne.
Puis, après avoir regardé les toits christiques rester immobiles face à notre souffrance, nous laisserons la vie reprendre son cours, murmurant au ciel percé d’acier : la croix, c’est mon doigt qui te la fait.

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Une Réponse to “”

  1. 1ost1ove septembre 29, 2016 à 12:01 #

    ………….

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