Archive | octobre, 2016
20 Oct

Tu as regardé tout autour de toi. Les visages, les promesses, les absences et les regards qui changent. La complexité d’exister. De se complaire dans ton existence. De penser valoir mieux sans jamais être capable de le prouver d’une quelconque manière.
Tu t’es dévisagé dans les miroirs de l’appartement.
Essayant de comprendre le reflux de ce reflet de toi. Jamais transcendé, mais pas déplaisant. Tu te compares. Tu te l’assures, tu es quelqu’un de bien.
Mais peut-on être quelqu’un de bien en faisant mal aux autres?
Ou sommes-nous tous des âmes détestables?
L’angle de vu quand on te prend de travers. De haut. Il t’empêche de dormir.
Tu voudrais être parfait.
Tu voudrais ce qu’on t’a vendu dans les films et les livres de chevet.
Mais t’as pas les moyens. Tu perds toujours tes moyens devant le grandiose.
Tu dis «toujours» comme si ça arrivait tout le temps.
Tu souris dans le miroir. Tu essaies d’avoir pitié de toi pour ne plus y penser.
Tu retournes marcher dehors quelques minutes. La nuit froide s’agrippe au piano dans les oreilles. Personne ne te regarde. C’est ton film. Je sais, c’est effrayant cet obscurantisme sentimental. Cette quête d’exister plus fort, toujours plus fort. Ce soir tu aimerais vibrer.
Tu rentres allumer la télévision. Tu voulais la passion, l’abandon et du corps apaiser les tensions.
T’y étais presque. Au travers de ta télévision, la procuration c’est la prostitution.

17 Oct

J’ai pris peur du vide. J’avais eu le sentiment d’ignorer l’existence de ce précipice qui s’entrouvrait sous mes yeux inconscients. Tournés vers le ciel.
Le temps s’est collé à moi. M’a serré dans ses bras. À écraser l’insouciance. Il fallait vivre aujourd’hui, c’était une certitude.
Alors je me suis mise à exister de toutes les manières dégueulasses que cela peut impliquer.
Est-ce que vivre, c’est ce moment où tu n’as plus conscience de qui tu es et, qu’étouffé par l’alcool et la drogue, tu crois t’évader de ta propre prison?

3 Oct

Le genre de femme qui ne nécessite aucune mise au point. Tout est déjà flou autour d’elle.