21 Déc

J’ai pris le temps de regarder toi et ton regard rassurant, protecteur, imbibé du reste des crises que je te fais à tous les soirs, parce que j’ai peur.
Parce que ce je suis terrifiée du monde qui nous entoure, des autres, de l’absence de patience, de pardon, de sourires.
Des autres corps, plus beaux, plus étendus, moins littéraires, plus terre  à terre.
Ils semblent beaux dans leurs costumes, dans leurs sourires. Ils n’hurlent pas, immobiles, vierges aux visages cirés.
Moi et ma bière et mon regard brisé.
Et j’ai senti progressivement toute ma fragilité s’effondrer entre tes bras. Je me suis senti déglutir comme on avale des pierres, des caps, que dis-je des péninsules.

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Une Réponse to “”

  1. Ariane décembre 21, 2016 à 11:26 #

    J’adore ! Superbe 🙂

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