22 Fév

J’ai, de toutes évidences, le syndrome de ceux qui en veulent toujours plus.
Peut-être est-ce dû à cet amour du «buffet à volonté» du «Internet illimité».
On nous vend l’idée que tout peut être un puis sans fond.

Je voulais me gaver de battements de coeur, trouver toujours le renouveau quand le quotidien devenait un fardeau l’espace d’une seconde.

Avoir le défaut de la carence constante est un phénomène insatisfaisant. Il n’y a rien de bon à en tirer. On presse le jus d’une orange affamée. L’attente des centres d’appels, tu sais, ceux avec la petite musique stridente, qui n’ont vocation qu’à essayer de te faire abandonner.
Personne n’appelle ce genre de numéros pour le plaisir.

Assis sur ma chaise en salle d’attente, je voyais les autres passer devant moi, avant moi. À force d’attendre la perfection, j’avais immobilisé tout ce que la vie pouvait avoir de bon, de mauvais, de fascinant, de ridicule, d’addictif. J’ai voulu la trier comme on trie ses céréales le matin pour n’avoir que les meilleurs morceaux et j’ai fini par devoir avaler un kilo de corn flakes mou et informes au fond du paquet.

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Une Réponse to “”

  1. KinderDealer février 22, 2017 à 5:34 #

    That’s it…

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