Archive | mars, 2017
27 Mar

Toi la bouche de bistro.
T’as vu comment le ciel est lourd dans cette insignifiance meurtrie. Blessé par les passé, biaisé par le présent. Je les écoute parler. L’incontinence des rivières. Des pierres au Rhin.
J’ai mal à mes étreintes.
Leur poésie trop lapidaire qui cherche la métaphore, filée pour mieux nous enfiler. Moi je l’emmerde cette prose rythmée trop belle, trop sage et un peu trop guindée. Ils ajustent des mots comme des porcelaines. L’harmonie de la salle à manger. L’armée de bibelots qu’on montre à ses voisins. Poésie bourgeoise. Illettrisme ou pire, vice des plus lettrés. Ils nous foutent de l’or sur les mots échancrés. Ils dénaturent le beau par du préfabriqué.
Toi la bouche de bistro. Toi, la gueule du maestro.
Je t’embrasse vilement, je caresse tes cuisses. La prose dans les bars, les rides solitude ont bien plus de charme que toutes leurs interludes.

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21 Mar

Tu es sortie de chez toi. Je suis resté dans la voiture, je t’ai regardé passé comme Musset regarde cette femme. Capricieuse Marianne. Prison à 8 points de côtés.
Je te regardais t’enfuir. Me fuir. Je n’ai rien dit. Je n’ai pas bougé. Ils ont tous dit que cet imbécile était le dernier des connards. Tu as fermé les yeux.
Ce connard fissuré n’a jamais démarré. Ma voiture est restée devant chez toi.
Tu n’es jamais revenue.
J’ai fini ma vie à pieds.
Tu veux que je saute les nuages? J’irai baiser des sabliers.

21 Mar

Les boréales des bars du coin, n’ont des aurores que le parfum.