31 Mai

Mes pas, pavés d’attention. Essayer d’avancer. Ne pas entendre ce bruit sourd des pieds foulant le sol.
Des pieds dans un vide si grand qu’il s’ancrent dans un vacarme silencieux mais étouffant.

Je sonne creux mais je dois me remplir.
Allez vas-y, donne moi tout ce que tu veux, des cris, des paroles, des mensonges. Laisse-moi avaler et déglutir pour ne plus sentir l’écho maladroit des fins de semaines.
«Restez chez vous, souriez, pensez à ces tonnes de corps que vous allez baiser, dévisager, à qui vous allez porter l’empreinte de votre liberté. Il parait que ça fait bien.
Autant que de vider les bières, les verres et les bouteilles de vin.
Autant que d’instagramer son ivresse, son cul, ses amis, ses faiblesses.»

T’as vu le ciel est lourd dans cette insignifiance meurtrie.
Mon regard et mes peines d’amour comme une rivière dans plusieurs lits.

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