19 Juin

Les jours semblent ne plus avoir de prénom, asexués, sans identité. Leur rassemblement me fait de plus en plus penser à une manifestation bon marché contre la construction d’un aéroport pour protéger un écosystème mort depuis longtemps.

Il pleut ici, comme Barbara l’a chanté à Nantes, mais aussi à Montréal.

Montréal sonne comme un affront à ses plus belles promesses.
Il est tard ici déjà. Il est tard depuis l’éternité et je n’ai plus soif d’autre chose que du vide des fin de semaines. Que des verres entassés qui sont là pour me rappeler que tous ces visages qui épousent ma capitale ne m’arracheront pas un regard.

Je fixe le vide en vous imaginant le remplir et faire du quotidien quelque chose qui vaille enfin que je lève les yeux. Le sol avale la pluie comme il peut, recouvrant mes souliers comme pour essayer de me fixer au sol. Mais les rêveurs ne touchent jamais le sol, il n’y a qu’à me regarder pour le voir.

Suspendu à vos lèvres inexistantes, à vos paroles silencieuses.
Suspendu pour les prendre tous de haut.

Car il n’y a que devant votre regard que je ne baisserai pas les yeux.
Nous avons assez perdu de temps par ma seule faute.

Je vous aime. Je vous pense chaque seconde.
Et entre ces mêmes secondes, j’ai encore de la place pour rêver de vous embrasser à nouveau.

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